Al-Tafsīr al-QayyimIbn al-Qayyim

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Une fois cela compris, les hommes, considérés sous ces deux principes que sont l’adoration et la quête d’assistance, se divisent en quatre catégories.
La plus éminente et la meilleure est celle des gens qui adorent Allah et sollicitent Son secours pour s’acquitter de cette adoration. Adorer Allah constitue le sommet de leur désir, et leur requête à Son égard est qu’Il les aide et leur accorde la réussite pour l’accomplir. C’est pourquoi l’une des plus nobles demandes que l’on puisse adresser au Seigneur – exalté soit-Il – est de Lui demander l’assistance conduisant à Son agrément. C’est cette formule que le Prophète ﷺ a enseignée à son bien-aimé Muʿâdh ibn Jabal [1].
Il lui dit : « Ô Muʿâdh, par Allah, je t’aime ; ne néglige donc pas de dire à la fin de chaque prière : “Ô Allah, aide-moi à T’invoquer, à Te remercier et à T’adorer de la meilleure manière.” » [2]
La plus profitable des invocations est donc de solliciter l’aide pour obtenir Son agrément, et le plus précieux des dons est qu’Il exauce cette requête. Toutes les supplications rapportées tournent autour de ce but : soit pour l’obtenir, soit pour écarter ce qui lui est contraire, soit pour le parfaire et en faciliter les causes. Réfléchis-y bien.
Shaykh al-Islâm Ibn Taymiyya – qu’Allah sanctifie son âme – a dit : « J’ai médité sur l’invocation la plus bénéfique ; elle consiste à demander l’assistance pour atteindre Son agrément. Puis je l’ai trouvée consignée dans la Fâtiḥa : “C’est Toi que nous adorons, et c’est Toi dont nous implorons l’aide.” »
À l’opposé se tient la deuxième catégorie : ceux qui se détournent de Son adoration et de la recherche de Son aide ; point d’adoration ni d’imploration. Et si, par hasard, l’un d’eux L’invoque et sollicite Son concours, c’est pour ses intérêts personnels et ses passions, non pour l’agrément de son Seigneur ni pour s’acquitter de Ses droits. En vérité, tous ceux qui sont dans les cieux et sur la terre L’invoquent : Ses alliés comme Ses ennemis, et Il accorde à ceux-ci comme à ceux-là. La créature qu’Il déteste le plus, Son ennemi Iblîs, L’a certes supplié pour une requête ; Il la lui a accordée et lui en a permis la jouissance, mais parce que cette faveur ne constituait pas une aide

(1) Muʿâdh b. Jabal, surnommé «le sultan des savants» et considéré comme le plus érudit de la communauté en matière licite et illicite, aurait, selon un récit, la bannière sous laquelle se rangeront les savants au Jour dernier. Le Prophète ﷺ lui déclara : «Je t’aime, ô Muʿâdh.» Compagnon éminent et jurisconsulte, il aurait fait construire la mosquée d’al-Jund au Yémen — d’autres disent qu’elle fut édifiée après lui. Il mourut en martyr lors de la peste d ʿAmwâs, en 18 H, à l’âge de trente-six ou trente-huit ans. (Voir : Shadharât al-dhahab.) (2) Al-Hâkim, al-Mustadrak, vol. 1, p. 273 ; vol. 3, p. 273.
فصل إذا عرف هذا: فالناس في هذين الأصلين وهما العبادة والاستعانة أربعة أقسام. أجلها وأفضلها: أهل العبادة والاستعانة بالله عليها، فعبادة الله غاية مرادهم وطلبهم منه أن يعينهم عليها ويوفقهم للقيام بها، ولهذا كان من أفضل ما يسأل الربّ ﵎ الإعانة على مرضاته، وهو الذي علمه النبي ﷺ لحبّه معاذ بن جبل «١» . فقال «يا معاذ، والله إني لأحبك، فلا تنس أن تقول في دبر كل صلاة: اللهم أعني على ذكرك وشكرك وحسن عبادتك» «٢» . فأنفع الدعاء طلب العون على مرضاته، وأفضل المواهب: إسعافه بهذا المطلوب وجميع الأدعية المأثورة مدارها على هذا، وعلى دفع ما يضاده، وعلى تكميله وتيسير أسبابه. فتأملها. وقال شيخ الإسلام ابن تيمية قدس الله روحه: تأملت أنفع الدعاء: فإذا هو سؤال العون على مرضاته، ثم رأيته في الفاتحة في «إِيَّاكَ نَعْبُدُ وَإِيَّاكَ نَسْتَعِينُ» . ومقابل هؤلاء: القسم الثاني: وهم المعرضون عن عبادته والاستعانة به فلا عبادة ولا استعانة بل إن سأله أحدهم واستعان به فعلى حظوظه وشهواته، لا على مرضاة ربه وحقوقه، فإنه سبحانه يسأله من في السموات والأرض: يسأله أولياؤه وأعداؤه ويمدّ هؤلاء وهؤلاء، وأبغض خلقه: عدوه إبليس ومع هذا فسأله حاجة فأعطاه إياها، ومتعه بها، ولكن لما لم تكن عونا
(١) هو سلطان العلماء وأعلم الأمة بالحلال والحرام معاذ بن جبل، ورد أن العلماء تأتي تحت رايته يوم القيامة ، وقال له النبي ﷺ: «إني أحبك يا معاذ» وكان من فضلاء الصحابة وفقهائهم، وهو الذي بني مسجد الجند بالمين وقيل بني بعده، استشهد في طاعون عمداس سنة ثماني عشرة عن ست أو ثمان وثلاثين سنة. (انظر شذرات الذهب) . (٢) أخرجه الحاكم في المستدرك ١/ ٢٧٣ و ٣/ ٢٧٣. [.....]

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