et elle erre, rôde autour des portes des passions ; mais lorsqu’elle a faim, elle se tient tranquille, s’humilie et s’abaisse.
Quant à la fréquentation superflue, elle est un mal chronique qui attire tous les maux. Combien de bienfaits la simple compagnie a-t-elle fait perdre ! Combien d’inimitiés a-t-elle semées ! Combien de rancœurs a-t-elle implantées dans les cœurs, rancœurs qui subsistent alors même que les montagnes les plus solides s’anéantiraient ! Dans l’excès de fréquentation se trouve donc la perte d’ici-bas et de l’au-delà. Le serviteur ne devrait en prendre que la mesure de son besoin.
Il convient, pour cela, de répartir les gens en quatre catégories ; si l’on mélange l’une à l’autre sans les distinguer, le mal s’ensuivra.
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Première catégorie : leur compagnie est comparable à la nourriture, indispensable nuit et jour. Une fois la portion nécessaire prise, on se retire ; puis, dès que le besoin revient, on les fréquente de nouveau, ainsi sans cesse. Cette catégorie est plus rare que le soufre rouge : ce sont les savants connaissant Allah et Ses commandements, les ruses de Son ennemi, les maladies des cœurs et leurs remèdes ; ils conseillent sincèrement pour Allah, Son Livre, Son Messager et Ses créatures. Leur fréquentation n’est que pur profit.
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Deuxième catégorie : leur compagnie est semblable au remède, dont on n’a besoin qu’en cas de maladie. Tant que tu es sain, tu peux te passer de leur présence. Il s’agit de ceux dont la fréquentation est indispensable pour les affaires de ce monde et la satisfaction de tes besoins : transactions, partenariats, consultations, soins, etc. Une fois ton besoin comblé auprès de ce groupe, il te reste de leur fréquentation…
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Troisième catégorie : leur compagnie est pareille à une maladie, à des degrés et formes divers, plus ou moins graves. Certains sont comme un mal incurable, une affection chronique : avec eux, tu ne gagnes ni en religion ni en monde, et tu es certain d’y perdre l’un comme l’autre.