d’un principe salutaire exposant les moyens par lesquels le serviteur se met à l’abri du démon, repousse sa malveillance et s’en prémunit. Ces moyens se ramènent à dix causes.
- La première consiste à solliciter la protection d’Allah contre le démon. Le Très-Haut dit (41:36) : « Et si jamais le démon t’incite par quelque suggestion, cherche refuge auprès d’Allah ; c’est Lui, oui, Lui, l’Audient, l’Omniscient. » Ailleurs (7:200) : « Il est, certes, Audient, Omniscient. » Nous avons déjà expliqué que l’“audition” visée ici est l’audition qui exauce, et non la simple faculté d’entendre.
Contemple donc le secret du Coran : l’attribut « l’Audient, l’Omniscient » est renforcé par l’emploi du pronom huwa, qui confirme et particularise l’attribution, puis revêt l’article défini dans la sourate Ḥâ Mîm parce que le contexte exigeait pareille insistance, alors que, dans la sourate al-Aʿrâf, il en est dépourvu, le contexte s’en passant.
En effet, l’ordre de chercher refuge dans la sourate Ḥâ Mîm vient immédiatement après ce qui est le plus pénible pour l’âme : rendre le bien pour le mal. Seuls les patients peuvent y parvenir, et nul ne l’obtient si ce n’est celui à qui revient une part immense de grâce, comme Allah, exalté soit-Il, l’a affirmé.
Quant au démon, il ne laisse pas le serviteur accomplir cet acte ; il lui fait plutôt croire qu’il s’agit d’humiliation et de faiblesse, et il s’emploie à