de bénéficier de lui. Inlassablement, il s’emploie alors à déchaîner contre lui les partisans de l’erreur, démons parmi les hommes comme parmi les djinns, sans jamais faiblir ni se relâcher. Le croyant, dès lors, endosse son armure de combat et ne la quitte plus jusqu’à la mort ; s’il la déposait, il serait capturé ou atteint. Il demeure donc en lutte permanente jusqu’à ce qu’il rencontre Allah.
Réfléchis attentivement à ce passage, considère la place qu’il occupe et l’immense profit qu’il renferme ; fais-en la balance avec laquelle tu jauges les hommes et les œuvres. Il te dévoilera les réalités de l’existence et les rangs des créatures. C’est d’Allah que vient l’aide, et c’est en Lui que l’on se confie.
Si ce commentaire ne contenait que ce seul chapitre, il suffirait déjà à qui le médite et le retient.
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Médite encore le secret contenu dans la parole du Très-Haut : « Il inspire des suggestions dans les poitrines des hommes » ; Il n’a pas dit : « dans leurs cœurs ». La poitrine est la cour et la demeure du cœur : c’est par elle que pénètrent les influx, qui s’y rassemblent avant de franchir vers le cœur ; elle tient lieu de vestibule. Du cœur, à l’inverse, sortent ordres et volontés vers la poitrine, puis ils se dispersent vers les troupes. Qui comprend cela saisit aussi cette parole divine (3 : 154) : « … afin qu’Allah éprouve ce qui est dans vos poitrines et purifie ce qui est dans vos cœurs. »
Le diable pénètre donc dans la cour du cœur, y jette ce qu’il veut y jeter ; il est un incitateur qui œuvre dans la poitrine, mais son insinuation atteint le cœur. C’est pourquoi le Très-Haut dit (20 : 120) : « Alors Satan lui souffla… » ; Il n’a pas dit : « en lui », mais « à lui », pour signifier qu’il lui transmit ces suggestions et les lui fit parvenir jusqu’au cœur.
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Quant à la parole d’Allah : « parmi les djinns et parmi les hommes », les exégètes ont divergé : à quoi se rattache exactement ce complément prépositionnel ?