Il s’en prit également au Messie ﷺ, au point que les Juifs voulurent le tuer et le crucifier ; mais Allah déjoua son complot, protégea le Messie et l’éleva à Lui.
Il s’attaqua à Zacharie et à Jean jusqu’à ce qu’ils fussent assassinés.
Il souleva Pharaon, au point de lui embellir la grande corruption sur terre et la prétention d’être « votre Seigneur le Très-Haut ».
Il s’attaqua encore au Prophète ﷺ, s’alliant aux mécréants pour le tuer de toutes ses forces ; mais Allah, exalté, le fit taire et le repoussa humilié.
Il bondit sur le Prophète ﷺ avec une braise de feu, voulant la lui lancer alors qu’il était en prière ; le Prophète ﷺ ne cessait de dire : « Je te maudis par la malédiction d’Allah. »
Il prêta main-forte aux Juifs dans le sortilège qu’ils ourdirent contre le Prophète ﷺ.
Si telle est son occupation et son ardeur à faire le mal, comment pourrait-on être délivré de lui sans l’aide, le soutien et la protection d’Allah ?
Il est impossible d’énumérer toutes les catégories de son mal, à plus forte raison chacun de leurs cas particuliers ; car tout mal présent dans le monde vient de lui. Pourtant, son mal se ramène à six genres : il ne cesse de tourner autour du fils d’Adam jusqu’à obtenir de lui l’un de ces genres, voire davantage.
Premier mal : la mécréance, l’association et l’hostilité envers Allah et Son Messager. S’il parvient à en affliger le fils d’Adam, ses gémissements cessent et il se repose de la peine qu’il s’est donnée avec lui ; c’est la première chose qu’il recherche du serviteur.
Il ne cesse donc de le harceler jusqu’à l’obtenir. Une fois qu’il y est arrivé, il fait de cet homme un soldat de son armée, le place à la tête de ses semblables et de ses pairs ; il devient ainsi un prédicateur et un délégué d’Iblis.
S’il désespère d’y parvenir et que la personne fait partie de celles à qui l’islam a été destiné dès le ventre maternel, il la fait passer au second degré du mal :
l’innovation (bidʿa), qui lui est plus chère que la turpitude et les désobéissances, car elle porte atteinte à la religion elle-même, et ce préjudice se propage. C’est un péché dont on ne se repent pas, une opposition à l’appel des messagers et une invitation à l’inverse de ce qu’ils ont apporté ; c’est la porte de la mécréance et de l’association.
Si donc il y parvient