Al-Tafsīr al-QayyimIbn al-Qayyim

Relève également de cette catégorie la waswasa du bijou : ce léger frémissement qu’il produit tout près de l’oreille.

Il semble – et Allah est plus savant – qu’on l’ait ainsi nommée en raison de sa proximité immédiate du lieu où les démons humains soufflent leurs insinuations, à savoir l’oreille ; d’où l’expression : « waswasa du bijou ».

Il s’agit en effet d’un son contigu à l’oreille, semblable au murmure que Satan glisse dans celle de la personne qu’il tente.

Or, la waswasa étant une parole que l’insinuateur répète et renforce auprès de son interlocuteur, les Arabes ont doublé la forme du terme pour refléter cette répétition de sens ; ils disent : waswasa et waswâs. La duplication du mot fait ainsi saisir la duplication de l’action qu’il désigne.

De même, on a déjà signalé la correspondance entre le mouvement de certains mots et celui de leur sens : dawrân (rotation), ghalyân (bouillonnement), nazwân (ruée, bond) et assimilés.

Citons encore : zalzala (tremblement), dakdaka (broyage répété), qalqala (cliquetis) et kabkaba (projeter à plusieurs reprises). Toutes expriment un mouvement réitéré. Ainsi, kabkaba s’emploie quand on lance un objet au loin, le projetant jet après jet, conformément à la parole du Très-Haut (26:94) : « Alors ils y furent renversés, eux et les égarés ». Dans le même ordre d’idées, radrada-hu signifie l’écraser coup sur coup.

De même : dhardhara lorsqu’on disperse quelque chose petit à petit ; sarsara pour une porte dont le grincement se répète ; matmata une parole quand on l’étire phrase après phrase ; kafkafa un objet lorsqu’on le rabat maintes fois – et l’exemple pourrait être multiplié.

Il apparaît donc que celui qui assimile ces formes quadrilitères au trilitère redoublé se trompe : le verbe trilitère simple n’indique pas de répétition, contrairement au quadrilitère redoublé. Dire dharra la chose, sarra la porte, kaffa le vêtement ou radha le grain n’implique aucun retour de l’action ; il n’en va pas de même pour dhardhara, sarsara, radrada et consorts.

Réfléchis-y : cette règle illustre parfaitement le principe arabe voulant que la forme des mots épouse celle des sens.

Le point ayant déjà été signalé, il est inutile d’y revenir.

ومن هذا: وسوسة الحلي وهو حركته الخفية في الأذن. والظاهر- والله أعلم- أنها سميت وسوسة لقربها، وشدة مجاورتها لمحل الوسوسة من شياطين الإنس. وهو الإذن. فقيل: وسوسة الحلي. لأنه صوت مجاور للأذن، كوسوسة الكلام الذي يلقيه الشيطان في أذن من يوسوس له. ولما كانت الوسوسة كلاما يكرره الموسوس، ويؤكده عند من يلقيه إليه كرروا لفظها بإزاء تكرير معناها. فقالوا: وسوس وسوسة. فراعوا تكرير اللفظ ليفهم منه تكرير مسماه. ونظير هذا: ما تقدم من متابعتهم حركة اللفظ بإزاء متابعة حركة معناه، كالدوران، والغليان، والنزوان، وبابه. ونظير ذلك: زلزل، ودكدك، وقلقل، وكبكب الشيء. لأن الزلزلة حركة متكررة. وكذلك الدكدكة، والقلقلة. وكذلك كبكب الشيء: إذا كبه في مكان بعيد، فهو يكبّ فيه كبا بعد كب كقوله تعالى: ٢٦: ٩٤ فَكُبْكِبُوا فِيها هُمْ وَالْغاوُونَ ومثله: رضرضه إذا كرر رضّة مرة بعد مرة. ومثله: ذرذره. إذا ذره شيئا بعد شيء. ومثله صرصر: الباب: إذا تكرر صريره. ومثله: مطمط الكلام: إذا مططه شيئا بعد شيء. ومثله: كفكف الشيء: إذا كرر كفّه، وهو كثير. وقد علم بهذا أن من جعل هذا الرباعي بمعنى الثلاثي المضاعف لم يصب. لأن الثلاثي لا يدل على تكرار، بخلاف الرباعي المكرر، فإذا قلت: ذرّ الشيء وصر الباب، وكفّ الثوب، ورض الحبّ: لم يدل على تكرار الفعل، بخلاف ذرذر، وصرصر، ورضرض، ونحوه. فتأمله. فإنه مطابق للقاعدة العربية في الحذو بالألفاظ حذو المعاني. وقد تقدم التنبيه على ذلك. فلا وجه لإعادته.

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