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Cette sourate renferme la demande de protection contre le mal qui constitue la cause de tous les péchés et de toutes les transgressions ; c’est le mal intérieur à l’être humain, source des châtiments d’ici-bas comme de l’Au-delà.
La sourate al-Falaq, elle, contient la demande de protection contre le mal que représente l’injustice d’autrui sous forme de sorcellerie ou de jalousie ; c’est un mal venu de l’extérieur.
Quant à la sourate an-Nâs, elle renferme la demande de protection contre le mal qui pousse le serviteur à se léser lui-même ; c’est un mal issu de l’intérieur.
Le premier type de mal n’entre pas dans le champ de la responsabilité religieuse ; il ne lui est pas demandé de s’en abstenir, car il ne relève pas de son acquisition.
Le second, évoqué dans la sourate an-Nâs, relève en revanche de la charge légale et fait l’objet d’un interdit : c’est le mal des défauts, tandis que le premier est le mal des épreuves. Tout mal se ramène donc soit aux défauts soit aux épreuves ; il n’existe pas de troisième catégorie.
Ainsi, la sourate al-Falaq comporte la demande de protection contre le mal des épreuves, tandis que la sourate an-Nâs comporte la demande de protection contre le mal des défauts, dont la racine se trouve entièrement dans la waswasa (murmure insinuant).
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Une fois cela établi, le terme waswâs (insinuation) est un nom intensif, de la forme faʿlâl, dérivé de waswasa (murmure insinuant).
À l’origine, la waswasa désigne un mouvement ou un son si subtil qu’on ne le perçoit pas et dont on se garde.
Le waswâs est donc l’injection secrète dans l’âme : soit sous la forme d’un son si ténu que seul celui à qui il est soufflé peut l’entendre, soit sans aucun son, ainsi que Satan l’insinue au serviteur.