et renferment également les significations de Ses plus beaux Noms.
Quant à la part qu’elles recèlent des sens de ces Noms sublimes, le rabb (Seigneur) est le Capable, le Créateur, l’Innovateur, le Formateur, le Vivant, l’Auto-Subsistant, l’Omniscient, l’Audient, le Clairvoyant, le Bienfaiteur, le Dispensateur de bienfaits, le Généreux, le Donateur, Celui qui retient, qui lèse ou profite, qui fait avancer ou retarder, qui égare qui Il veut et guide qui Il veut, rend heureux qui Il veut et malheureux qui Il veut, élève qui Il veut et abaisse qui Il veut — et tout ce que Sa seigneurie comprend encore, pour quoi Il mérite les plus beaux Noms.
Quant au malik (Roi), Il est Celui qui ordonne et interdit, qui honore et humilie, qui gère les affaires de Ses serviteurs comme Il l’entend et les fait alterner selon Sa volonté. Relèvent de Sa royauté les Noms qu’Il mérite, tels que l’Invincible, le Contraignant, le Suprême, le Sage-Juge, le Juste, l’Abaisseur, l’Éleveur, l’Honorant, l’Humiliant, le Magnifique, le Majestueux, le Grand, le Comptable, le Glorieux, le Protecteur, le Très-Haut, le Possesseur de la royauté, l’Équitable, le Réunisseur — et bien d’autres encore qui se rattachent à Sa souveraineté.
Quant à l’ilāh (Dieu), Il englobe toutes les perfections et tous les attributs de majesté ; ainsi, l’ensemble des plus beaux Noms entre sous ce vocable. C’est pourquoi l’avis retenu — celui de Sîbawayh et de la majorité de ses disciples, à quelques exceptions près — veut que « Allah » provienne originellement de al-ilāh. Ce Nom réunit à lui seul toutes les significations des plus beaux Noms et des attributs suprêmes. Ces trois Noms couvrent donc l’intégralité des sens de Ses Noms sublimes ; quiconque implore la protection par leur intermédiaire mérite d’être mis à l’abri, préservé et défendu contre le sournois tentateur, que celui-ci ne pourra plus dominer.
Les secrets contenus dans la parole d’Allah sont d’une noblesse et d’une grandeur telles que les esprits humains ne sauraient les cerner. Tout ce que les gens de savoir peuvent atteindre, c’est d’inférer, à partir de ce qui leur est apparent, ce qui demeure au-delà ; le rapport de ce qui se manifeste à ce qui reste voilé n’est, en vérité, que ténu.