loin d’eux, ainsi que la préservation de tout ce qui pourrait les corrompre. Tel est le sens de Sa seigneurie à leur égard. Celle-ci implique Sa puissance parfaite, Sa miséricorde sans bornes, Sa bienfaisance, Sa connaissance minutieuse de leurs états, l’exaucement de leurs supplications et la levée de leurs détresses.
Deuxième attribution : la royauté. Il est leur Roi, Celui qui dispose souverainement d’eux ; ils sont Ses serviteurs, Ses possessions. Il administre leurs affaires comme Il le veut, Sa puissance agit pleinement sur eux et Son autorité est absolue. Il est leur Roi véritable, vers qui ils se tournent dans les épreuves et les calamités ; c’est à Lui qu’ils demandent secours, auprès de Lui qu’ils cherchent refuge et sous Sa protection qu’ils se mettent. Ils ne peuvent connaître ni rectitude ni stabilité sans Lui et Sa gouvernance ; ils n’ont pas d’autre souverain vers qui fuir lorsque l’ennemi les attaque, ni à qui lancer des appels au secours quand l’adversaire campe à leurs portes.
Troisième attribution : la divinité. Il est leur Dieu véritable, l’unique objet d’adoration ; il n’existe pour eux aucun dieu en dehors de Lui, aucune divinité autre que Lui. De même qu’Il est seul leur Seigneur et leur Roi, sans associé dans Sa seigneurie ni dans Sa royauté, Il est seul aussi leur Dieu et leur objet d’adoration. Il ne convient donc pas qu’ils Lui attribuent un associé dans Sa divinité, pas plus qu’il n’en existe dans Sa seigneurie et Sa royauté.
Tel est le procédé constant du Coran : il leur oppose leur propre aveu de cette forme de tawḥîd (l’unicité) afin de les confondre dans le refus du tawḥîd de la divinité et de l’adoration.
Puisqu’Il est, Lui seul, notre Seigneur, notre Roi et notre Dieu, aucun refuge ne nous reste dans la détresse en dehors de Lui ; il n’est d’abri contre Lui même qu’auprès de Lui, et nous n’adorons que Lui. Dès lors, nul autre ne doit être invoqué, craint, espéré, aimé ; devant nul autre nous ne devons nous humilier, nous soumettre ni placer notre confiance. Car celui de qui tu attends, que tu redoutes, que tu implores et en qui tu te remets est nécessairement :
– soit ton Éducateur, Celui qui prend en charge tes affaires et gère ta situation : c’est ton Seigneur, et il n’y a pas d’autre Seigneur que Lui ;
– soit le Propriétaire dont tu es le bien et le véritable esclave : Il est le Roi authentique des hommes, et tous sont Ses serviteurs et Ses possessions ;
– soit ton Dieu, dont tu ne peux te passer ne fût-ce qu’un clin d’œil : ton besoin de Lui est plus grand que ton besoin même de ta vie et de ton âme. Tel est le Dieu véritable, le Dieu des hommes, en dehors duquel ils n’ont aucun autre dieu.