De plus, si tout cela relevait d’un simple artifice – comme le prétendent ces négateurs –, il aurait suffi d’en extraire le mercure pour annuler l’effet et dévoiler la supercherie ; nul besoin alors de jeter le bâton pour qu’il les engloutisse.
Par ailleurs, un tel stratagème n’exige pas l’intervention de sorciers : l’habileté de quelques artisans avertis aurait amplement suffi. Il eût donc été inutile que Pharaon magnifie les magiciens, s’humilie devant eux et leur promette faveurs et récompenses.
De même, on n’aurait pas entendu, dans ce contexte, les paroles rapportées en 20 :71 et 26 :49 : « C’est lui votre chef, celui qui vous a initiés à la magie », car les métiers manuels sont enseignés et transmis à tout un chacun.
En somme, l’inanité de cette thèse se passe de longue réfutation ; revenons donc à notre sujet.
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Quatrième mal : le mal que cause l’envieux lorsqu’il envie. Le Coran et la sunna montrent que la seule envie éprouvée par l’envieux nuit à la personne visée. Son envie constitue un mal qui atteint l’envié par sa propre personne et par son regard, même s’il ne lui porte atteinte ni par la main ni par la langue. Le Très-Haut dit : « … et du mal de l’envieux lorsqu’il envie » (113 :5), confirmant ainsi que le mal procède de lui dès que l’envie se manifeste. Nul mot dans le Coran n’est superflu.
Il est clair que l’on n’appelle quelqu’un « envieux » que lorsque l’envie l’habite, tout comme on ne qualifie quelqu’un de frappeur, d’injurieur ou de meurtrier que lorsque l’acte est accompli. Il se peut pourtant qu’un homme porte l’envie dans son tempérament tout en étant distrait de la personne enviée ; mais dès que celle-ci vient à son esprit, le feu de l’envie s’embrase, des flèches invisibles sont décochées vers elle, et l’envié en souffre aussitôt.
S’il ne cherche pas refuge auprès d’Allah, ne se protège pas par des litanies de rappels, d’invocations et un retour sincère vers Lui – la protection qu’il reçoit étant proportionnelle à cette orientation –, le mal de l’envieux l’atteindra immanquablement.
Ainsi, l’expression divine « lorsqu’il envie » précise que son mal n’entre réellement en action qu’au moment où l’envie se déclenche.