Al-Tafsīr al-QayyimIbn al-Qayyim

ibn al-Aʿṣam qui ont ensorcelé le Prophète ﷺ.

Telle est la réponse qu’avancent Abû ʿUbayda et d’autres. Elle n’est toutefois pas recevable, car celui qui a réellement jeté le sort au Prophète ﷺ est Labid ibn al-Aʿṣam lui-même, non ses filles, comme l’attestent les récits authentiques.

La réponse fondée est la suivante : les « soufflantes dans les nœuds » désignent ici les âmes et les esprits qui soufflent, et non des femmes qui soufflent. En effet, l’efficacité de la sorcellerie provient des âmes impures et des esprits malfaisants ; c’est d’eux que se manifeste son pouvoir. C’est pourquoi le terme est employé au féminin et non au masculin. Allah sait mieux.

Dans le Ṣaḥîḥ, on lit d’après Hishâm ibn ʿUrwa, d’après son père, d’après ʿÂ’isha : « Le Prophète ﷺ fut ensorcelé, au point qu’il s’imaginait avoir accompli une action alors qu’il ne l’avait pas faite. Il invoqua alors son Seigneur puis dit :

– Sais-tu que Dieu m’a donné la réponse à la question que je Lui posais ?

ʿÂ’isha demanda : – Qu’est-ce donc, ô Messager d’Allah ?

Il répondit : – Deux hommes sont venus à moi ; l’un s’est assis près de ma tête et l’autre à mes pieds. L’un dit à l’autre : “Qu’a donc cet homme ?” – “Il est ensorcelé”, répondit l’autre. – “Qui l’a ensorcelé ?” – “Labid ibn al-Aʿṣam.” – “Par quel moyen ?” – “Dans un peigne, des résidus de coiffure et la spathe desséchée d’un régime mâle de palmier-dattier.” – “Où cela se trouve-t-il ?” – “À Dhurawân, un puits appartenant aux Banû Zurayq.” »

ʿÂ’isha rapporte : « Le Messager d’Allah ﷺ s’y rendit, puis revint vers moi et dit : “Par Allah, l’eau en est comme une infusion de henné, et les palmiers qui l’entourent ressemblent à des têtes de démons.” Je lui dis : “Ô Messager d’Allah, pourquoi ne l’as-tu pas retiré ?” Il répondit : “Pour ma part, Allah m’a guéri, mais j’ai répugné à soulever un mal parmi les gens.” Puis il ordonna qu’on comblât le puits, et on l’enterra. »

Al-Bukhârî ajoute : « Al-Layth et Ibn ʿUyayna rapportent d’après Hishâm : “dans un peigne et des fibres de lin brut”. »

On dit que la michâṭa désigne ce qui tombe des cheveux lorsqu’on les peigne, tandis que la michâqa renvoie aux filasses du lin.

Je (l’auteur) dis : Dans cette version, il apparaît qu’il ne fit pas extraire le charme, se contentant de la protection et de la guérison qu’Allah lui avait accordées.

ابن الأعصم سحرن النبي ﷺ. هذا جواب أبي عبيدة وغيره. وليس هذا بسديد. فإن الذي سحر النبي ﷺ هو لبيد بن الأعصم، لا بناته، كما جاء في الصحيح. والجواب المحقق: أن النفاثات هنا: هن الأرواح والأنفس النفاثات لا النساء النفاثات. لأن تأثير السحر إنما هو من جهة الأنفس الخبيثة، والأرواح الشريرة وسلطانه إنما يظهر منها. فلهذا ذكرت النفاثات هنا بلفظ التأنيث، دون التذكير. والله أعلم. ففي الصحيح: عن هشام بن عروة عن أبيه عن عائشة «أن النبي ﷺ طبّ، حتى إنه ليخيّل إليه أنه صنع شيئا وما صنعه، وإنه دعا ربه، ثم قال: أشعرت أن الله قد أفتاني فيما أستفتيه فيه؟ فقالت عائشة: وما ذاك يا رسول الله؟ قال: جاءني رجلان، فجلس أحدهما عند رأسي، والآخر عند رجليّ فقال أحدهما لصاحبه: ما وجع الرجل؟ قال الآخر: مطبوب. قال: من طبّه؟ قال: لبيد بن الأعصم. قال فيما ذا؟ قال: في مشط ومشاطة، وجفّ طلع ذكر. قال: فأين هو؟ قال: في ذروان، بئر في بني زريق. قالت عائشة ﵂ فأتاها رسول الله ﷺ، ثم رجع إلى عائشة فقال: والله لكأن ماءها نقاعة الحنّاء، ولكأن نخلها رؤوس الشياطين. قالت: فقلت له: يا رسول الله، هلّا أخرجته؟ قال: أما أنا فقد شفاني الله، وكرهت أن أثير على الناس شرا. فأمر بها، فدفنت» قال البخاري: وقال الليث وابن عيينة عن هشام «في مشط ومشاقة» . ويقال: إن المشاطة: ما يخرج من الشعر إذا مشط، والمشاقة: من مشاقة الكتان. قلت: هكذا في هذه الرواية: أنه لم يخرجه، اكتفاء بمعافاة الله له. وشفائه إياه.

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