Al-Tafsīr al-QayyimIbn al-Qayyim

De même :
Lorsque le Prophète ﷺ parla d’Ali, Fâtima, al-Hasan et al-Husayn – qu’Allah les agrée tous – en disant : « Ô Allah, ceux-ci sont les gens de ma maison », cette parole n’exclut pas que d’autres membres de sa famille soient compris dans l’expression « gens de ma maison » ; elle signifie simplement que ceux-ci y ont un droit plus manifeste.

Autre illustration :
Il a dit : « Le pauvre (miskîn) n’est pas ce mendiant qui tourne de porte en porte et qu’une ou deux bouchées, une ou deux dattes, font repartir ; le pauvre, c’est celui qui ne demande rien aux gens, à qui l’on ne donne rien pour qu’il reçoive l’aumône. » Cette parole ne retire pas le nom de pauvreté au mendiant ambulant ; elle se borne à nier que ce nom lui soit réservé, et il convient même davantage au nécessiteux qui ne sollicite personne.

Autre parallèle encore :
« Le fort (shadîd) n’est pas celui qui terrasse les hommes, mais celui qui se maîtrise lorsqu’il est en colère. » Il ne s’agit pas de dénier le qualificatif de « fort » au lutteur, mais d’affirmer qu’il sied encore mieux à celui qui dompte sa colère.

Il en va de même pour les termes ghasaq, waqûb et autres expressions analogues.

Ainsi, lorsque le Prophète ﷺ, en montrant la lune, dit : « Voilà le ghâsiq lorsqu’il plonge », cela n’empêche nullement que la nuit soit, elle aussi, un ghâsiq ; tous deux le sont.

Objection : « Que dites-vous alors de l’avis de ceux qui comprennent par là la lune lorsqu’elle s’éclipse et s’obscurcit, le verbe waqaba signifiant qu’elle entre dans l’éclipse ou qu’elle se couche assombrie ? »

Réponse : cet avis est faible et nous ne lui connaissons aucun prédécesseur parmi les Anciens. Lorsque le Prophète ﷺ montra la lune en disant : « Voilà le ghâsiq lorsqu’il plonge », elle n’était pas éclipsée ; elle brillait au contraire. Si elle avait été éclipsée, ʿÂ’icha l’aurait mentionné. Or elle s’est contentée de rapporter : « Il regarda la lune et déclara : “Le voilà, le ghâsiq.” » S’il s’était agi d’un astre éclipsé, il eût été incorrect d’omettre cette précision, car un nom attaché à une qualité ne peut lui être appliqué sans ladite qualité, sous peine d’ambiguïté.

En outre, la langue n’appuie pas cette interprétation : nous ne connaissons personne qui ait dit : « Le ghâsiq… »

ونظيره أيضا: قوله في على وفاطمة والحسن والحسين ﵃ أجمعين «اللهم هؤلاء أهل بيتي» فإن هذا لا ينفي دخول غيرهم من أهل بيته في لفظ أهل البيت، ولكن هؤلاء أحق من دخول في لفظ أهل بيته. ونظير هذا: قوله: «ليس المسكين بهذا الطواف الذي ترده اللقمة واللقمتان، والتمرة والتمرتان، ولكن المسكين الذي لا يسأل الناس شيئا، ولا يعطن له فيتصدّق عليه» وهذا لا ينفي اسم المسكنة عن الطواف، بل ينفي اختصاص الاسم به، وتناول المسكين لغير السائل أولى من تناوله له. ونظير هذا: قوله: «ليس الشديد بالصّرعة، ولكن الذي يملك نفسه عند الغضب» فإنه لا يقتضي نفي الاسم عن الذي يصرع الرجال، ولكن يقتضي أن ثبوته للذي يملك نفسه عند الغضب أولى. ونظيره: الغسق، والوقوب، وأمثال ذلك. فكذلك قوله في القمر «هذا هو الغاسق إذا وقب» لا ينفي أن يكون الليل غاسقا، بل كلاهما غاسق. فإن قيل: فما تقولون في القول الذي ذهب إليه بعضهم: أن المراد به القمر إذا خسف واسودّ. وقوله: «وقب» أي دخل في الخسوف، أو غاب خاسفا؟. قيل: هذا القول ضعيف. ولا نعلم به سلفا. والنبي ﷺ لما أشار إلى القمر، وقال: «هذا الغاسق إذا وقب» لم يكن خاسفا إذ ذاك. وإنما كان مستنيرا، ولو كان خاسفا لذكرته عائشة. وإنما قالت «نظر إلى القمر، وقال: «هذا هو الغاسق» ولو كان خاسفا لم يصح أن يحذف ذلك الوصف منه. فإن ما أطلق عليه اسم الغاسق باعتبار صفة لا يجوز أن يطلق عليه بدونها، لما فيه من التلبيس. وأيضا: فإن اللغة لا تساعد على هذا. فلا نعلم أحدا قال: الغاسق:

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