et l’établissement de la preuve en vertu de laquelle l’obéissant comme le désobéissant sont jugés.
Septièmement : le fait qu’Il est l’Objet d’adoration. On ne L’adore que par ce qu’Il aime et agrée, et les créatures n’ont aucun moyen de savoir ce qu’Il aime et agrée si ce n’est par l’intermédiaire de Ses messagers. Rejeter Ses messagers revient donc à nier qu’Il soit digne d’adoration.
Huitièmement : le fait qu’Il est le Guide vers la voie droite, c’est-à-dire la connaissance de la vérité et sa mise en pratique. Il s’agit du chemin le plus court menant au but recherché : de même qu’une ligne droite est la distance la plus courte entre deux points, cette voie ne peut être connue que par les messagers. Sa dépendance à l’égard des messagers est donc absolument nécessaire, plus encore que la dépendance d’un itinéraire matériel à l’intégrité des sens.
Neuvièmement : le fait qu’Il comble de bienfaits ceux qui sont guidés vers la voie droite. Son bienfait à leur égard s’est accompli en leur envoyant des messagers, en les rendant aptes à recevoir le message et disposés à répondre à Son appel ; c’est ainsi qu’Il leur rappelle Sa faveur et Ses bienfaits dans Son Livre.
Dixièmement : la partition de Ses créatures en trois catégories : les bénéficiaires de Sa faveur, ceux qui encourent Sa colère et les égarés. Cette division est inéluctable parce qu’elle repose sur leur attitude à l’égard de la connaissance de la vérité et de sa mise en œuvre :
– ceux qui la connaissent et agissent conformément à elle sont les gens comblés de faveur ;
– ceux qui la connaissent mais s’y opposent sont les objets de la colère ;
– ceux qui l’ignorent sont les égarés.
Cette divergence n’est apparue qu’après l’envoi des messagers ; sans eux, les hommes n’auraient formé qu’une seule communauté. Leur répartition en ces catégories est impossible sans la mission prophétique, et pourtant elle constitue un fait irréfutable ; la mission est donc indispensable.
Par cette démarche, jointe à la précédente, il t’est désormais manifeste qu’elle renferme une réfutation de quiconque nie la résurrection corporelle et le relèvement des corps. Tu as compris qu’elle implique nécessairement l’affirmation de la récompense et du châtiment, de l’ordre et de l’interdiction. Voilà la vérité pour laquelle et par laquelle ont été créés les cieux et la terre, le monde d’ici-bas et l’Au-delà ; elle est exigée par la création comme par le commandement, et la nier revient à nier l’un comme l’autre.