satisfasse la demande : repousser ou faire disparaître le mal contre lequel on sollicite protection.
Ce point ne sera pleinement éclairci qu’en traitant la troisième section, consacrée à la réalité même dont on cherche à se prémunir ; la pertinence évoquée apparaîtra alors clairement. Nous disons donc :
Troisième section
Des catégories de maux contre lesquels on implore protection dans ces deux sourates
Le mal qui atteint le serviteur se ramène à deux catégories :
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Des péchés qu’il a commis et pour lesquels il encourt une sanction ; leur survenue procède de son propre acte, de son intention et de ses efforts. Ce mal correspond aux péchés eux-mêmes et à leurs conséquences ; c’est le plus grave des deux, le plus durable et celui qui demeure le plus intimement lié à son auteur.
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Un mal qui l’atteint du fait d’autrui. Cet autrui est soit un être responsable soit un être non responsable. Parmi les responsables, il y a ses semblables — les êtres humains — et ceux d’une autre espèce : les djinns. Parmi les non-responsables, citons les bêtes nuisibles et les animaux venimeux «1» et assimilés.
Ces deux sourates renferment ainsi la demande de protection contre l’ensemble de ces maux, dans la formulation la plus concise, la plus complète, la plus explicite et la plus englobante qui soit, si bien qu’il ne reste aucun mal qui n’entre dans le champ de la protection qu’elles enseignent.
En effet, la sourate al-Falaq contient l’imploration de protection contre quatre sortes de mal :
- le mal, de manière générale, des créatures capables de nuire ;
- le mal de l’obscurcissement lorsqu’il s’épaissit ;
- le mal des souffleuses sur les nœuds ;
- le mal du jaloux lorsqu’il se livre à sa jalousie.