Deuxièmement : il est impossible qu’un tel être soit Dieu ni Seigneur ; car la divinité adorée et la seigneurie qui administre requièrent nécessairement qu’Il connaisse celui qui L’adore et qu’Il connaisse sa condition.
Troisièmement : l’affirmation de Sa miséricorde ; il est en effet inconcevable qu’Il fasse miséricorde à ce qu’Il ne connaît pas.
Quatrièmement : l’affirmation de Sa royauté ; un roi qui ne connaîtrait aucun de ses sujets, pas plus que l’état de son royaume, n’est, à aucun titre, un roi.
Cinquièmement : le fait qu’Il est Celui dont on sollicite le secours.
Sixièmement : le fait qu’Il est Celui à qui l’on demande qu’Il guide le solliciteur et qu’Il lui réponde.
Septièmement : le fait qu’Il est le Guide.
Huitièmement : le fait qu’Il est le Bienfaiteur.
Neuvièmement : le fait qu’Il est courroucé contre ceux qui Le contredisent.
Dixièmement : le fait qu’Il est le Rétributeur, qu’Il juge les hommes selon leurs actes au Jour du Jugement. Nier qu’Il connaisse les réalités singulières anéantit donc tout cela.
Section
Sur le fait que la sourate renferme également une réfutation de ceux qui nient la prophétie, et cela sous plusieurs aspects.
Premièrement : l’affirmation de Sa louange parfaite ; celle-ci implique la plénitude de Sa sagesse : Il ne crée pas Ses créatures en vain et ne les laisse pas livrées à elles-mêmes, sans ordre ni interdiction. C’est pourquoi, en divers passages de Son Livre, Il Se déclare exempt d’une telle chose. Il informe aussi que quiconque nie la mission et la prophétie et prétend qu’aucune révélation n’a été descendue sur un être humain ne L’a pas connu comme il convient, ne L’a pas exalté comme Il le mérite, ne L’a pas estimé à Sa juste valeur ; au contraire, il L’attribue à ce qui ne Lui sied pas et que Sa louange et Sa majesté refusent.
Ainsi, quiconque rend à la louange son droit — en science, en connaissance et en clairvoyance — en déduit « J’atteste que Muḥammad est le Messager d’Allah » avec la même évidence qu’il en tire « J’atteste qu’il n’y a de divinité digne d’adoration qu’Allah », et il sait avec certitude que