— Ô Messager d’Allah, que dois-je dire ?
— Dis : « Il est Allah, l’Unique » et les deux sourates protectrices ; le soir comme au matin, récite-les trois fois : elles te préserveront de toute chose. »
At-Tirmidhî commente : « Hadith bon et authentique. »
Il rapporte encore, dans une autre chaîne transmise par al-Jarîrî, d’après Abû Hurayra, d’après Abû Sa‘îd : « Le Messager d’Allah ﷺ se mettait sous la protection d’Allah contre les djinns et contre le mauvais œil de l’homme, jusqu’à la révélation des deux sourates protectrices. Quand celles-ci furent révélées, il s’y attacha et délaissa toute autre formule. » At-Tirmidhî ajoute : « Il est aussi rapporté un hadith sur ce sujet d’après Anas. » — Hadith singulier (gharîb).
Les deux Ṣaḥîḥ rapportent, d’après ‘Â’isha : « Lorsque le Prophète ﷺ se couchait, il soufflait dans ses paumes après avoir récité “Il est Allah, l’Unique” et les deux sourates protectrices, puis il essuyait son visage et ce que ses mains pouvaient atteindre de son corps. » ‘Â’isha poursuit : « Lorsqu’il tomba malade, il me demandait de le faire pour lui. »
J’ai dit : c’est ainsi que Yûnus l’a transmis d’après az-Zuhrî, d’après ‘Urwa, d’après ‘Â’isha — al-Bukhârî l’a mentionné.
Mâlik le rapporte également, d’après az-Zuhrî, d’après ‘Urwa, d’après elle : « Chaque fois que le Prophète ﷺ souffrait, il récitait sur lui-même les deux sourates protectrices et soufflait. Quand sa douleur s’aggrava, je récitais pour lui et passais sa propre main sur son corps, espérant la bénédiction qu’elle recèle. »
De même, Ma‘mar rapporte d’après az-Zuhrî, d’après ‘Urwa, d’après elle : « Au cours de la maladie qui l’emporta, le Prophète ﷺ soufflait sur lui-même en récitant les deux sourates protectrices. Lorsqu’il devint trop faible, je soufflais ces versets sur lui et passais sa propre main sur son corps, recherchant sa bénédiction. J’ai demandé à Ibn Shihâb : “Comment soufflait-il ?” Il répondit : “Il soufflait dans ses mains, puis les passait sur son visage.” » Al-Bukhârî le mentionne également.
Voici l’opinion correcte : c’est ‘Â’isha qui accomplissait cet acte, et le Prophète ﷺ ne le lui ordonna ni ne le lui interdit. Quant à dire qu’il aurait sollicité une incantation (ruqya) ou qu’il lui aurait demandé de la pratiquer sur lui, cela n’est pas établi. Il se peut que certains rapporteurs aient transmis l’idée de manière approximative et aient pensé que, puisqu’elle l’avait fait et que le Prophète ﷺ l’avait approuvée, il