— la répétition des verbes dans cette sourate.
Troisième bénéfice : le verbe qui Le concerne, Lui – exalté soit-Il –, est répété deux fois au futur, tandis que, pour eux, il est employé au passé.
Quatrième bénéfice : la négation du culte qu’Il rendrait à leurs idoles est formulée au moyen d’un verbe au futur, alors que la négation du culte qu’ils Lui rendraient l’est par un nom d’agent (participe actif).
Cinquième bénéfice : le choix de la particule négative « lā » plutôt que « lan ».
Sixième bénéfice : la méthode coranique, dans ce genre de contexte, est d’associer négation et affirmation : nier toute adoration autre qu’Allah et affirmer Son adoration exclusive. C’est là la réalité du tawḥîd (l’unicité). La négation seule ne suffit pas, pas plus que l’affirmation isolée ; le tawḥîd n’est complet que s’il englobe les deux, ce qu’exprime la formule « lā ilāha illā Allah ». Dès lors, pourquoi cette sourate se limite-t-elle à la négation pure ? Quel en est le secret ?
Septième bénéfice : quelle est la sagesse qui fait précéder la négation de Son adoration de leurs idoles à la négation de leur adoration de Son Dieu ?
Huitième bénéfice : d’ordinaire, lorsqu’il s’adresse aux mécréants, le Coran les interpelle par « ceux qui ont mécru » ou « ceux qui se sont judaïsés », comme dans : « Ô vous qui avez mécru, ne vous excusez pas aujourd’hui » ou : « Dis : Ô vous qui vous êtes judaïsés, si vous prétendez être les alliés d’Allah… ». L’adresse directe « Ô mécréants » ne se rencontre qu’ici ; d’où vient donc cette exclusivité ?
Neuvième bénéfice : la parole « À vous votre religion, et à moi la mienne » comporte un surcroît de sens par rapport à la négation précédente : elle exprime l’attribution exclusive de chacun à sa religion et à son objet de culte. Cette exclusivité étant déjà implicite dans la négation, quel avantage supplémentaire apporte donc cette répartition ?
Dixième bénéfice : dans cette répartition, le texte mentionne d’abord les mécréants et leur divinité, alors qu’au début de la sourate c’est Son propre état et Son acte qui étaient placés en premier.