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On a dit qu’il s’agit là d’un redoublement destiné à constater l’effectivité du savoir, comme dans cette autre parole : 78 : 4-5 « Kallā sayaʿlamūna, thumma kallā sayaʿlamūna » (« Non ! Ils sauront bientôt… non, certes ! ils sauront bientôt »).
Selon une seconde opinion, il ne s’agit pas d’une simple insistance : le premier savoir se produit lors de la vision ultime, quand la mort descend, tandis que le second se manifeste dans la tombe. C’est l’avis d’al-Ḥasan et de Muqātil, et ʿAṭāʾ le rapporte d’Ibn ʿAbbās.
Plusieurs arguments viennent étayer cette interprétation.
- Le principe veut qu’une répétition apporte un sens nouveau et fondateur ; or c’est ici possible, sans rien ôter à la majesté du propos ni à son éloquence.
- La particule « thumma » placée entre les deux occurrences du verbe « savoir » indique un intervalle, tant dans le temps que dans la gravité des deux moments.
- Cette explication correspond aux faits : l’agonisant prend d’abord conscience, au moment de la vision, de la réalité de son état ; puis, dans la tombe et après, il atteint un savoir certain, supérieur au premier.
- ʿAlî ibn Abî Ṭâlib — qu’Allah l’agrée — et d’autres parmi les pieux prédécesseurs ont déduit de ce verset l’existence du châtiment de la tombe. At-Tirmidhî rapporte : « Abû Kurayb nous a transmis, Hakâm ibn Sulaym ar-Râzî nous a transmis, d’après ʿAmr ibn Abî Qays, d’après al-Ḥajjâj ibn Minhâl ibn ʿAmr ibn Zurʾ, d’après ʿAlî — qu’Allah l’agrée —, qu’il a dit : “Nous doutions encore du châtiment de la tombe jusqu’à la révélation de : Alhākumu t-takāthur (La course à l’accumulation vous distrait).” »
Al-Wâhidî commente : le sens de « Kallā sawfa taʿlamūn » renvoie donc à ce qui se passe dans la tombe. - Cette lecture s’accorde avec la suite : « Vous verrez très certainement la Fournaise, puis vous la verrez d’un regard de certitude. » La seconde vision diffère de la première à deux égards : la première est formulée sans qualificatif, tandis que la seconde est assortie de l’expression « ʿayn al-yaqîn » (vision de certitude) ; de plus, la seconde survient après un délai marqué.
La sourate se clôt enfin par une affirmation renforcée au moyen du wāw de serment, de la lâm d’insistance et de la nûn emphatique lourde.
قيل: تأكيد لحصول العلم. كقوله: ٧٨: ٤، ٥ كَلَّا سَيَعْلَمُونَ، ثُمَّ كَلَّا سَيَعْلَمُونَ.
وقيل: ليس تأكيدا، بل العلم الأول عند المعاينة ونزول الموت.
والعلم الثاني في القبر. وهذا قول الحسن ومقاتل. ورواه عطاء عن ابن عباس.
ويدل على صحة هذا القول: عدة أوجه.
أحدها: أن الفائدة الجديدة والتأسيس هو الأصل. وقد أمكن اعتباره، مع فخامة المعنى وجلالته، وعدم الإخلال بالفصاحة.
الثاني: توسط «ثم» بين العلمين، وهي مؤذنة بتراخي ما بين المرتبين زمانا وخطرا.
الثالث: أن هذا القول مطابق للواقع. فإن المحتضر يعلم عند المعاينة حقيقة ما كان عليه، ثم يعلم في القبر وما بعده ذلك علما يقينا، هو فوق العلم الأول.
الرابع: أن علي بن أبي طالب ﵁ وغيره من السلف فهموا من الآية عذاب القبر.
قال الترمذي: حدثنا أبو كريب حدثنا حكام بن سليم الرازي عن عمرو بن أبي قيس عن الحجاج بن منهال بن عمرو بن زر عن علي ﵁ قال: «ما زلنا نشك في عذاب القبر حتى نزلت: أَلْهاكُمُ التَّكاثُرُ»
قال الواحدي: يعني أن معنى قوله: «كَلَّا سَوْفَ تَعْلَمُونَ» في القبر.
الخامس: أن هذا مطابق لما بعده من قوله: لَتَرَوُنَّ الْجَحِيمَ، ثُمَّ لَتَرَوُنَّها عَيْنَ الْيَقِينِ فهذه الرؤية الثانية غير الأولى من وجهين: إطلاق الأولى، وتقييد الثانية بعين اليقين، وتقدم الأولى، وتراخي الثانية عنها.
ثم ختم السورة بالإخبار المؤكد بواو القسم ولام التأكيد، والنون الثقيلة