Sourate « ad-Duḥā » – Le Grand Matin
Au nom d’Allah, le Tout-Miséricordieux, le Très-Miséricordieux.
[Sourate ad-Duḥā (93) : verset 11]
« Quant aux bienfaits de ton Seigneur, proclame-les. »
À propos de cette exhortation à « proclamer » le bienfait, deux explications ont été avancées.
La première veut qu’il s’agisse de nommer la grâce et d’en informer autrui ; le serviteur dira par exemple : « Allah m’a gratifié de telle ou telle faveur. »
Maqātil précise : « Il t’est enjoint de témoigner ta reconnaissance pour les bienfaits énumérés dans cette sourate : le refuge accordé alors que tu étais orphelin, la guidance après l’égarement et l’aisance après l’indigence. » Parler des bienfaits d’Allah est, en soi, un acte de gratitude.
À cet égard, le hadith remontant à Jābir rapporte : « Que celui à qui l’on rend un service le rembourse ; s’il ne trouve rien pour le rembourser, qu’il loue celui qui le lui a rendu. Lorsqu’il le loue, il l’a remercié ; s’il garde le silence, il l’a méconnu. Quant à celui qui se pare de ce qui ne lui a pas été donné, il ressemble à celui qui revêt deux habits mensongers. »
Ce propos distingue ainsi trois catégories de gens :
- celui qui est reconnaissant et fait l’éloge du bienfait ;
- celui qui le renie ou le passe sous silence ;
- celui qui prétend en être gratifié alors qu’il ne l’est pas, se parant ainsi de ce qu’il n’a pas accompli.