l’affirmation de toutes les qualités pour lesquelles Il mérite d’être loué, de Ses attributs de perfection et de Sa majesté. En effet, quiconque est dépourvu d’un attribut de perfection ne saurait être loué de façon absolue ; tout au plus est-il loué sous un aspect mais non sous un autre. Or, n’est véritablement louable, à tous égards et sous toutes considérations, avec tous les types de louange, que Celui qui possède l’ensemble des attributs de perfection. S’Il en était privé d’un seul, Sa louange en serait amoindrie d’autant.
De même, affirmer pour Lui l’attribut de miséricorde implique l’affirmation des attributs qu’elle suppose : la vie, la volonté, la puissance, l’ouïe, la vue, etc.
De même encore, l’attribut de seigneurie requiert la totalité des attributs d’action, et l’attribut de divinité requiert tous les attributs de perfection, qu’ils touchent à l’Essence ou aux actes, comme cela a été exposé plus haut.
Ainsi, Le tenir pour digne de louange, Dieu, Seigneur, Tout-Miséricordieux, Très-Miséricordieux, Roi, seul adoré, seul secouru, Guide, Bienfaiteur, Qui agrée et Se courrouce, tout en niant que des attributs subsistent en Lui, revient à combiner deux contraires ; c’est là l’impossibilité la plus manifeste.
Cette voie contient en outre l’affirmation des attributs scripturaires (ṣifât khabariyya) sous deux angles :
- Ils découlent nécessairement de Sa perfection absolue : ainsi, Son établissement (istiwâʼ) sur le Trône procède de Son élévation, et Sa descente, chaque nuit, au ciel de ce monde durant la seconde moitié de la nuit, procède de Sa miséricorde et de Sa seigneurie ; il en va de même pour le reste des attributs rapportés par les textes.
- La Révélation les mentionne pour louer Allah, Le magnifier et permettre qu’Il Se fasse connaître à Ses serviteurs. Les renier ou leur donner un sens détourné de ce qu’ils indiquent et signifient contredit donc la finalité pour laquelle ils ont été révélés. Tu peux donc prouver, par la voie scripturaire, qu’ils constituent une perfection, et les prouver également par la raison, comme il a été montré.
Section
La sourate renferme également une réfutation des jabrites, et cela sous plusieurs aspects :
Le premier tient à l’affirmation du caractère universel de Sa louange, qui implique qu’Il ne châtie pas Ses serviteurs