Sourate at-Târiq
Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux
[at-Târiq (86) : 5-7]
« Que l’homme considère donc de quoi il a été créé (5) : il a été créé d’une eau jaillissante (6) qui sort d’entre les lombes et les clavicules (7). »
Az-Zajjâj explique : « Tous les spécialistes de la langue s’accordent à dire que al-tarâʾib désigne l’endroit du collier sur la poitrine ; le pluriel est tarâʾib. »
Abû ʿUbayda déclare de même : « al-tarâʾib correspond aux points où pendent les colliers sur la poitrine », avis partagé par l’ensemble des lexicographes. ʿAṭâʾ rapporte d’Ibn ʿAbbâs (qu’Allah l’agrée) qu’il s’agit ici des lombes de l’homme et des tarâʾib de la femme, c’est-à-dire la partie de sa poitrine où repose le collier. Tel est également l’avis d’al-Kalbî, de Muqâtil, de Sufyân et de la grande majorité des exégètes, et cette interprétation concorde avec les hadiths cités plus haut.
Ainsi Allah a établi la règle voulant que toute créature qu’Il fait advenir provienne de deux principes, qu’il s’agisse des animaux, des végétaux ou d’autres êtres. De fait, l’animal se forme du liquide du mâle et de celui de la femelle, tout comme la plante naît de l’eau, de la terre et de l’air. C’est à ce propos qu’Allah — exalté soit-Il — dit : 6 : 101 « Créateur des cieux et de la terre ! Comment aurait-Il un enfant alors qu’Il n’a point de compagne ? » Car l’enfant ne peut naître que de l’union du mâle et de sa compagne.