Sourate Al-Jumuʿa
Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.
[Sourate Al-Jumuʿa (62) : 5]
« L’exemple de ceux à qui la Tora fut confiée mais qui ne l’ont pas portée est celui de l’âne chargé de liasses d’écrits ; quel détestable exemple que celui d’un peuple qui traite de mensonge les signes d’Allah ! Et Allah ne guide pas les injustes. » (5)
Il — exalté soit-Il — a ainsi comparé à cet âne celui qu’Il a gratifié de Son Livre afin qu’il y croie, le mette en pratique et y convie les autres, puis qui s’en écarte et ne le porte plus que du bout du cœur : il le récite sans méditation, sans compréhension, sans s’y conformer, sans le prendre pour arbitre, sans agir selon ses injonctions. De même que l’âne porte sur son dos une charge de volumes dont il ignore tout, sa seule part se réduisant à les transporter, de même la part de cet homme dans le Livre d’Allah n’excède pas celle de l’âne à l’égard des ouvrages qu’il porte.
Cet exemple, bien qu’originellement frappé pour les Juifs, s’applique — quant au sens — à quiconque se voit confier le Coran puis renonce à en vivre, n’en acquitte pas le droit et ne lui rend pas l’observance qu’il mérite.