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n’affirme pas un Seigneur distinct de l’univers n’affirme, en vérité, aucun Seigneur. En effet, lorsqu’il rejette cette distinction, deux conséquences – inéluctables et indissociables – s’imposent à lui :
- soit il soutient que le Seigneur n’est rien d’autre que le monde lui-même ; son propos devient alors logiquement recevable, car l’univers ne se distingue pas de sa propre essence. C’est par cette brèche qu’ont pénétré les partisans de l’unicité de l’être ; d’abord négateurs, ils sont ensuite devenus unionistes ;
- soit il affirme qu’il n’existe aucun Seigneur – ni séparé ni immanent, ni intérieur ni extérieur –, à l’instar des matérialistes (dahriyya) qui nient l’Artisan.
Quant à la troisième assertion, qui réunit les deux contraires – affirmer un Seigneur différent de l’univers tout en niant qu’Il en soit séparé, reconnaître un Créateur subsistant par Lui-même sans être ni dans le monde ni hors de lui, ni au-dessus ni au-dessous, ni derrière ni devant, ni à droite ni à gauche –, c’est une parole obscure ; la raison ne parvient pas même à s’en former une image, à plus forte raison à y adhérer. Si sa simple représentation est impossible à l’intelligence, combien plus manifeste en est l’impossibilité d’y croire !
Une telle description s’applique parfaitement au néant pur, à la négation absolue ; l’esprit et la saine nature y reconnaissent avec plus d’évidence le non-être qu’ils n’y reconnaissent le Seigneur des mondes. Attribue donc cet ensemble de négations au néant, impossible par définition, puis applique-le à l’Auguste Essence, subsistante par Elle-même, qui n’a pas séjourné dans le monde et dans laquelle le monde n’a pas séjourné ; vois alors à laquelle des deux réalités cette description convient le mieux.
Réveille-toi, tiens-toi devant Allah, médite en toi-même, dans la retraite, cette question ; dépouille-toi des doctrines et de leurs partisans, des passions, du chauvinisme et du sectarisme ; recherche sincèrement la guidée auprès d’Allah : Allah est trop généreux pour décevoir un serviteur animé d’une telle intention.
Cette question ne requiert rien de plus que l’affirmation d’un Seigneur subsistant par Lui-même et distinct de Sa création ; c’en est même la définition exacte.
Section
Ceux qui reconnaissent le Créateur – exalté soit-Il – se répartissent en deux catégories : les monothéistes et les associateurs. Les associateurs, à leur tour, se divisent en deux groupes. Le premier comprend ceux qui Lui associent d’autres divinités dans Sa seigneurie et dans Sa divinité, tels les mages et ceux qui
لم يثبت ربا مباينا للعالم، فما أثبت ربا، فإنه إذا نفى المباينة لزمه أحد أمرين، لزوما لا انفكاك له عنه البتة: إما أن يكون هو نفس هذا العالم، وحينئذ يصح قوله. فإن العالم لا يباين ذاته ونفسه، ومن هاهنا دخل أهل الوحدة، وكانوا معطلة أولا، واتحادية ثانيا.
وإما أن يقول: ما ثم رب يكون مباينا ولا محايثا، ولا داخلا ولا خارجا، كما قالته الدهرية المعطلة للصانع.
وأما هذا القول الثالث المشتمل على جمع النقيضين: إثبات رب مغاير للعالم مع نفي مباينته للعالم، وإثبات خالق قائم بنفسه، لا في العالم ولا خارج العالم، ولا فوق العالم ولا تحته، ولا خلفه ولا أمامه، ولا يمنته ولا يسرته: فقول له خبئ، والعقول لا تتصوره حتى تصدق به. فإذا استحال في العقل تصوره. فاستحالة التصديق به أظهر وأظهر. وهو منطبق على العدم المحض، والنفي الصّرف، وصدقه عليه أظهر عند العقول والفطر من صدقه على رب العالمين، فضع هذا النفي وهذه الألفاظ الدالة عليه على العدم المستحيل، ثم ضعها على الذات العلية القائمة بنفسها، التي لم تحل في العالم، ولا حلّ العالم فيها، ثم انظر أي المعلومين أولى به، واستيقظ لنفسك، وقم لله قومة مفكر في نفسه في الخلوة في هذا الأمر، متجرد عن المقالات وأربابها وعن الهوى والحمية والعصبية، صادقا في طلب الهداية من الله، فالله أكرم من أن يخيب عبدا هذا شأنه. وهذه المسألة لا تحتاج إلى أكثر من إثبات رب قائم بنفسه، مباين لخلقه، بل هذا نفس ترجمتها.
فصل
ثم المثبتون للخالق تعالى نوعان:
أهل توحيد، وأهل إشراك. وأهل الإشراك نوعان:
أحدهما: أهل الإشراك به في ربوبيته وإلهيته، كالمجوس ومن