Sourate al-Mujādila
Au nom d’Allah, le Tout-Miséricordieux, le Très-Miséricordieux.
[58 : 2]
Ceux d’entre vous qui soumettent leurs épouses au ẓihâr ne font nullement d’elles leurs mères ; leurs seules mères sont celles qui les ont mis au monde. Ils ne prononcent là qu’une parole blâmable et mensongère, et Allah est certes Pleinement Indulgent, Grand Pardonneur. (2)
Si l’on demande : « Que dites-vous de la formule par laquelle l’homme déclare à son épouse : “Tu es pour moi comme le dos de ma mère” ? S’agit-il d’un inshâʾ (énoncé performatif) ou d’un khabar (énoncé informatif) ? » – si vous dites qu’il s’agit d’un inshâʾ, cette opinion est irrecevable pour plusieurs raisons.
Premièrement : un inshâʾ n’est pas susceptible d’être tenu pour vrai ou faux, alors qu’Allah – exalté soit-Il – les a ici qualifiés de menteurs en trois occurrences.
-
La première se trouve dans Sa parole : « elles ne sont pas leurs mères », où Il nie ce qu’ils viennent d’affirmer ; c’est là, à proprement parler, les démentir. Si un homme divorce de son épouse, il serait inapproprié de dire : « Elle n’est pas sa divorcée. »
-
La seconde se trouve dans Sa parole : « ils profèrent une parole blâmable », alors qu’un inshâʾ ne peut pas