Dans l’expression « tamshûna bihi » (« grâce à laquelle vous marcherez »), il est indiqué que leurs actions et l’agrément qui leur profite ne sont rendus possibles que par la lumière ; marcher sans la lumière ne leur sert à rien, ne leur apporte aucun avantage – au contraire, le préjudice en serait plus grand que l’utilité.
Elle montre aussi que les gens de la lumière sont ceux qui, véritablement, avancent au milieu des hommes, tandis que les autres sont comme frappés d’infirmité et retranchés : ni leurs cœurs, ni leurs états, ni leurs paroles, ni même leurs pas ne se dirigent vers les actes d’obéissance. De la même façon, leurs pieds ne progresseront pas sur le ṣirâṭ (le pont) lorsque ceux des gens de la lumière s’y engageront.
Il se cache encore dans « tamshûna bihi » une finesse remarquable : ils franchiront le ṣirâṭ portés par leurs lumières, tout comme ils cheminent grâce à elles parmi les hommes en ce bas-monde. Quant à celui qui est dépourvu de lumière, il ne pourra déplacer un pied devant l’autre sur le ṣirâṭ ; il se trouvera incapable de marcher précisément lorsque cette capacité lui sera la plus indispensable.