Al-Tafsīr al-QayyimIbn al-Qayyim

De plus, le complément circonstanciel de but (mafʿûl lahu) doit être la cause même de l’agent auquel il se rapporte, de sorte que la cause et la finalité ne fassent qu’un. Ainsi, dans l’exemple : « Je me suis levé par respect », celui qui se lève est précisément celui qui honore. Or, l’acte attribué ici au sujet — la « prescription » (al-kitāba) — vient d’Allah, tandis que « rechercher l’agrément d’Allah » est leur propre action, non la Sienne. Il ne convient donc pas d’en faire la cause d’un acte dont l’auteur est différent.

On a également soutenu qu’il s’agirait d’un substitut (badal) du complément d’objet de « katabnâhâ », c’est-à-dire : « Nous ne la leur avons prescrite que pour rechercher l’agrément d’Allah. » Cette explication est tout aussi irrecevable, car la satisfaction d’Allah n’est nullement identique au monachisme : il ne s’agit ni d’un substitut terme à terme, ni d’un substitut partie-tout, ni d’un substitut d’inclusion, et encore moins d’un substitut d’erreur.

La bonne interprétation est qu’il s’agit d’un accusatif d’exception discontinue (istithnâʾ munqaṭiʿ) : « Ils ne l’ont pratiquée et ne l’ont innovée que pour rechercher l’agrément d’Allah. »

C’est ce qu’indiquent Ses paroles : « ibtadaʿûhâ » (« ils l’ont innovée »). Il expose ensuite le motif qui les a poussés à instituer ce monachisme — la quête de Son agrément — avant de les blâmer pour ne pas l’avoir observé comme il se doit. En effet, quiconque s’impose pour Allah une forme de rapprochement que le Législateur n’a pas rendue obligatoire est tenu d’en assurer la garde et l’accomplissement. Aussi nombre de juristes exigent-ils de celui qui entame une dévotion surérogatoire qu’il la mène à terme, considérant que l’engagement né du commencement de l’acte équivaut à celui qu’engendre un vœu. Tel est l’avis d’Abû Ḥanîfa, de Mâlik et, dans l’une des deux versions transmises, d’Aḥmad. Il s’agit là d’un consensus — ou d’un quasi-consensus — concernant l’une des deux formes de rites.

Ils affirment en effet que l’obligation née de l’initiation d’un acte est plus forte que celle née d’une simple parole ; de même qu’il doit s’acquitter du vœu qu’il a formulé, il doit achever l’acte qu’il a commencé. Ce n’est pas ici le lieu de développer cette question en détail.

Le propos est que Dieu blâme celui qui n’a pas veillé, comme il le devait, sur une dévotion qu’il avait pourtant inventée pour Lui. Que dire alors de celui qui néglige une dévotion qu’Allah a Lui-même légiférée pour Ses serviteurs, qu’Il a autorisée et encouragée ?

[Surate al-Ḥadîd (57), verset 28]
« Ô vous qui avez cru, craignez Allah et croyez en Son Messager ; Il vous accordera deux parts de Sa miséricorde, Il mettra pour vous une lumière grâce à laquelle vous marcherez, et Il vous pardonnera. Allah est Celui qui pardonne, le Très Miséricordieux. » (28)

وأيضا فإن المفعول لأجله يجب أن يكون علة الفاعل المذكور معه فيتحد السبب والغاية. نحو: قمت إكراما. فالقائم هو المكرم، وفعل الفاعل المعلل هاهنا: هو الكتابة، وابتغاء رضوان الله: فعلهم لا فعل الله. فلا يصلح أن يكون علة لفعل لاختلاف الفاعل. وقيل: هو بدل من مفعول «كتبناها» أي ما كتبناها عليهم إلا ابتغاء رضوان الله. وهو فاسد أيضا، إذ ليس رضوان الله عين الرهبانية. فيكون بدل الشيء من الشيء، ولا بعضها. فيكون بدل بعض من كل، ولا أحدهما مشتمل على الآخر، فيكون بدل اشتمال. وليس ببدل غلط. فالصواب: أنه منصوب نصب الاستثناء المنقطع، أي: لم يفعلوها ولم يبتدعوها إلا لطلب رضوان الله. ودل على هذا قوله «ابتدعوها» ثم ذكر الحامل لهم والباعث على ابتداع هذه الرهبانية، وأنه طلب رضوان الله، ثم ذمهم بترك رعايتها. إذ من التزم لله شيئا لم يلزمه الله إياه من أنواع القرب، لزمه رعايته وإقامته، حتى ألزم كثير من الفقهاء من شرع في طاعة مستحبة بإتمامها، وجعلوا التزامها بالشروع، كالتزامها بالنذر، كما قال أبو حنيفة ومالك وأحمد في إحدى الروايتين عنه. وهو إجماع، أو كالإجماع في أحد النسكين. قالوا: والالتزام بالشروع أقوى من الالتزام بالقول. فكما يجب عليه رعاية ما التزمه بالنذر وفاء، يجب عليه رعاية ما التزمه بالفعل إتماما. وليس هذا موضع استقصاء هذه المسألة. والقصد: أن الله ﷾ ذم من لم يرع قربة ابتدعها لله تعالى حق رعايتها. فكيف بمن لم يرع قربة شرعها الله لعباده، وأذن بها، وحث عليها؟. [سورة الحديد (٥٧) : آية ٢٨] يا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُوا اتَّقُوا اللَّهَ وَآمِنُوا بِرَسُولِهِ يُؤْتِكُمْ كِفْلَيْنِ مِنْ رَحْمَتِهِ وَيَجْعَلْ لَكُمْ نُوراً تَمْشُونَ بِهِ وَيَغْفِرْ لَكُمْ وَاللَّهُ غَفُورٌ رَحِيمٌ (٢٨)

Entreprise

  • À propos
  • Tarifs
  • Pourquoi traduire ?

Support

  • Contactez-nous
  • Signaler un bug
  • Nous soutenir
  • Faire un don
  • Arène de combat IA

Suivez-nous

© 2026 Kutub. Tous droits réservés.
Conditions d'utilisationPolitique de confidentialitéCookies