d’une formule à la fois brève et élégante, il déclara : « Le sens est : glorifie en prononçant le Nom de ton Seigneur, en l’articulant. »
De même, l’injonction : « sabbiḥ isma rabbika » signifie : « Glorifie ton Seigneur en rappelant Son Nom. »
Un tel éclairage vaut le déplacement, pour qui en mesure la portée. Louange donc à Allah, le Bienfaiteur, et demandons-Lui l’achèvement de Ses bienfaits.
Troisième argument qu’ils avancent : ils citent la parole divine : 12:40 « Vous n’adorez, en dehors de Lui, que des noms que vous avez vous-mêmes forgés », alors qu’en réalité, disent-ils, c’est bien aux référents qu’ils rendaient un culte.
La réponse est la suivante : certes, ils adoraient les référents, mais uniquement parce qu’ils leur avaient attribué de faux noms — al-Lāt, al-ʿUzzā et consorts — qui ne sont que pures appellations mensongères, sans correspondant réel. Ils les ont appelées « divinités » et les ont adorées, persuadés qu’elles possédaient la véritable divinité, alors qu’elles n’en détiennent que le vocable, non la réalité.
En définitive, ils n’ont vénéré que des noms dépourvus de toute substance. C’est comme celui qui nommerait des pelures d’oignon « viande » et les mangerait ; on lui dirait : « Tu n’as mangé de viande que son nom, non sa substance. » Ou comme celui qui appellerait de la poussière « pain » et la mangerait ; on lui dirait : « Tu n’as mangé que le nom du pain. » La négation est ici encore plus catégorique quant à la prétendue divinité de leurs idoles : aucune réalité divine ne leur correspond, il n’y a que le nom, rien que le nom.
Médite donc cette noble leçon tirée de la Parole d’Allah.
Objection : quel est l’intérêt de la préposition « bi » dans « fa-sabbiḥ bi-ismi rabbika al-ʿaẓīm », alors qu’elle n’apparaît pas dans « sabbiḥ isma rabbika al-aʿlā » ?
Réponse : le terme tasbīḥ peut désigner la glorification et le rappel purs, sans autre portée, mais il peut aussi renvoyer à la prière rituelle, qui conjugue rappel, exaltation et action ; c’est pourquoi la prière est appelée tasbīḥ.
Lorsque seule la glorification verbale est visée, la préposition « bi » n’a pas lieu d’être, car le verbe ne se construit pas avec une particule ; on ne dit pas : « sabbaḥtu bi-Allah ». En revanche, quand il s’agit de la glorification assortie d’un acte — c’est-à-dire la prière — on introduit « bi » pour attirer l’attention sur cette dimension, comme si l’on disait : « Glorifie en ouvrant par le Nom de ton Seigneur, ou en prononçant Son Nom », de même que l’on dirait : « Prie en commençant par Son Nom, ou en le prononçant. » Et pour cette subtile raison —