Adam rapporta : « Al-Mubârak ibn Faḍâla ⦗1⦘ nous a transmis, d’après al-Ḥasan, que ces compagnes ont restreint leur regard à leurs époux ; elles ne veulent personne d’autre. Par Allah, elles ne s’exhibent pas et ne cherchent pas à attirer les regards. »
Mansûr rapporte, de la part de Mujâhid : « Elles ont confiné leurs yeux, leurs cœurs et leurs personnes à leurs époux ; elles ne désirent nul autre qu’eux. »
Dans le Tafsîr de Saʿîd, d’après Qatâda, on lit : « Elles ont limité leur regard à leurs époux ; elles ne veulent personne d’autre. »
Quant au terme « al-atrâb », il s’agit du pluriel de tirb, qui désigne le pair d’âge, le contemporain d’une personne.
Abû ʿUbayda et Abû Isḥâq expliquent qu’il s’agit de compagnes du même âge. Ibn ʿAbbâs – ainsi que l’ensemble des exégètes – précise qu’elles se tiennent toutes sur un même palier d’âge et de naissance : trente-trois ans. Mujâhid commente : « atrâb » signifie « semblables ». Abû Isḥâq ajoute : elles sont au faîte de la jeunesse et de la beauté. On appelle le pair ou l’égal d’un homme tirb parce qu’il a touché la poussière de la terre en même temps que lui.
L’enseignement tiré de cette égalité d’âge est qu’il n’y aura parmi elles ni vieilles femmes ayant perdu leur grâce, ni jeunes filles trop tendres pour supporter l’union charnelle ; à la différence des mâles, parmi lesquels se trouvent les wildân (jeunes serviteurs).
Les commentateurs divergent au sujet de l’antécédent du pronom dans l’expression « en elles (fîhinna) ».
Selon un premier avis, il renvoie aux deux jardins eux-mêmes et à tout ce qu’ils contiennent : palais, chambres et pavillons.