Al-Tafsīr al-QayyimIbn al-Qayyim

elle ne toucherait son point d’appui qu’au terme de cent ans.

Quant au fait de rattacher ce ḥadith au Prophète – de le considérer comme « remontant » (marfūʿ) – la question reste discutable. Ibn Abî ad-Dunyâ rapporte en effet : « Isḥâq ibn Ismâʿîl nous a transmis – Muʿâdh ibn Hishâm nous a transmis : j’ai trouvé dans le cahier de mon père, d’après al-Qâsim, d’après Abû Umâma, au sujet de la parole divine : “et des couchettes haut perchées”, cette précision : “Si la plus haute d’entre elles venait à tomber, elle n’atteindrait pas la plus basse avant quarante ans.” »

[Sourate ar-Raḥmân (55), verset 56]
« Là se trouvent des épouses qui baissent le regard ; aucun homme avant eux ne les a touchées, ni aucun djinn. »

Allah – Exalté soit-Il – les a décrites par ce trait de « regards chastes » (qasr al-ṭarf) en trois passages :

  1. le présent verset ;
  2. Sa parole dans as-Ṣâffât 37 : 48 : « Auprès d’eux se tiennent des compagnes au regard pudique, aux grands yeux noirs » ;
  3. Sa parole dans Ṣâd 38 : 52 : « Auprès d’eux se tiennent des compagnes au regard pudique, d’âge égal. »

L’ensemble des exégètes s’accorde à dire que le sens est le suivant : ces femmes réservent leur regard à leurs époux et ne convoitent personne d’autre.

On a également dit : c’est le regard des époux qui se trouve limité à elles, tant leur beauté et leur perfection les détournent de porter l’œil ailleurs ; et cette interprétation est correcte quant au sens.

D’un point de vue strictement linguistique, toutefois, « qâṣirât » est un adjectif au féminin pluriel actif : il qualifie ces visages radieux qui « restreignent » (qaṣara) leur regard, c’est-à-dire qu’il n’est pas porté au-delà de ce qui leur est permis.

Adam rapporte : « Warqâʼ nous a transmis, d’après Ibn Abî Najîḥ, d’après Mujâhid, au sujet des mots : “des compagnes au regard pudique”, qu’il faut entendre : elles réservent leur regard à leurs époux et ne souhaitent personne d’autre. »

لهوى إلى قرارها مائة خريف» . وفي رفع هذا الحديث نظر. فقد قال ابن أبي الدنيا: حدثنا اسحق بن إسماعيل حدثنا معاذ بن هشام قال: وجدت في كتاب أبي عن القاسم عن أبي أمامة في قوله ﷿: وَفُرُشٍ مَرْفُوعَةٍ قال: «لو أن أعلاها سقط ما بلغ أسفلها بعد أربعين خريفا» . [سورة الرحمن (٥٥) : آية ٥٦] فِيهِنَّ قاصِراتُ الطَّرْفِ لَمْ يَطْمِثْهُنَّ إِنْسٌ قَبْلَهُمْ وَلا جَانٌّ (٥٦) وصفهن سبحانه بقصر في ثلاثة مواضع. أحدها: هذا. والثاني: قوله تعالى في الصافات: ٣٧: ٤٨ وَعِنْدَهُمْ قاصِراتُ الطَّرْفِ عِينٌ. والثالث: قوله تعالى في ص: ٣٨: ٥٢ وَعِنْدَهُمْ قاصِراتُ الطَّرْفِ أَتْرابٌ. وأجمع المفسرون كلهم على أن المعنى: أنهن قصرن طرفهن على أزواجهن، فلا يطمحن إلى غيرهم. وقيل: قصرن طرف أزواجهن عليهن. فلا يدعهم حسنهن وجمالهن أن ينظروا إلى غيرهن. وهذا صحيح من جهة المعنى. وأما من جهة اللفظ: فقاصرات صفة مضافة إلى الفاعل لحسان الوجوه. وأصله قاصر طرفهن، أي ليس بطامح متعد. قال آدم: حدثنا ورقاء عن ابن أبي نجيح عن مجاهد في قوله: قاصِراتُ الطَّرْفِ قال: يقول قاصرات الطرف على أزواجهن، فلا يبغين

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