Deuxièmement : Il dit : « dhû mirra » – c’est-à-dire pourvu d’une constitution parfaite –, expression reprise dans la sourate at-Takwîr où l’ange est qualifié de « noble ».
Troisièmement : Il dit : « puis il se dressa tandis qu’il était à l’horizon le plus élevé » (53 : 7). Cet horizon se situe à la partie supérieure du firmament ; il s’agit là de l’élévation de Jibrîl à l’horizon. Quant à l’élévation (istiwâʾ) du Seigneur ﷻ, elle est au-dessus de Son Trône.
Quatrièmement : Il dit : « Puis il s’approcha et descendit, au point d’être à deux portées d’arc, ou plus près encore » (53 : 8-9). Il est ici question de la proximité et de la descente de Jibrîl vers la terre, là où se trouvait le Messager d’Allah ﷺ. Dans le récit de l’ascension nocturne, en revanche, le Prophète ﷺ se trouve au-dessus des cieux ; c’est là que le Tout-Puissant ﷻ Se rapprocha de lui et descendit. La proximité et la descente mentionnées dans le hadith ne sont donc pas celles du verset, bien que les termes soient identiques.
Cinquièmement : Il dit : « Il l’a certes vu lors d’une autre descente, près du lotus de l’extrême limite » (53 : 13-14). Or, l’être aperçu près du lotus est assurément Jibrîl. C’est ainsi que le Prophète ﷺ l’expliqua à ʿÂʾisha en disant : « C’était Jibrîl. »
Sixièmement : Le pronom qui revient dans les expressions « il l’a vu », « puis il s’approcha et descendit », « puis il se dressa », et « tandis qu’il était à l’horizon le plus élevé » renvoie, partout, au même référent. On ne peut donc changer ce référent sans preuve probante.
Septièmement : Dans cette sourate, le Très-Haut évoque deux nobles messagers : l’ange et l’homme. Il innocente le messager humain de l’égarement et de la déviation, et l’ange d’être un démon hideux et faible ; bien au contraire, il est fort, noble et doté d’une belle nature. On retrouve le même parallélisme dans la sourate at-Takwîr.
Huitièmement : Là-bas, Il informe qu’il le vit « à l’horizon bien net » (81 : 23), et ici qu’il le vit « à l’horizon le plus élevé » (53 : 7). Il s’agit d’un seul et même être décrit par deux attributs : clair et élevé ; en effet, plus une chose s’élève, plus elle devient manifeste et apparente.