Al-Tafsīr al-QayyimIbn al-Qayyim

Ils ajoutent : le bien-fondé de cette opinion apparaît clairement dans le fait que les personnes parvenues à l’âge de responsabilité jouissent d’un statut propre en matière de récompense et de châtiment ; elles sont autonomes et ne suivent pas leurs parents pour les prescriptions de ce monde, ni pour les règles de rétribution, précisément parce qu’elles assument leur sort. Si, pourtant, le terme « descendance » visait les majeurs, il s’ensuivrait que tous les enfants majeurs des Compagnons partageraient le rang de leurs pères ; il en irait de même pour les enfants majeurs des Successeurs, et ainsi de suite jusqu’au Jour dernier : les derniers venus occuperaient alors la même station que les pionniers.

Ils poursuivent : un autre indice réside dans le fait que le Très-Haut les a placés auprès de leurs pères comme des suiveurs pour le rang, exactement comme Il les a rendus suiveurs pour la foi. S’ils avaient été majeurs, leur foi n’aurait pas été une foi de suiveurs, mais une foi acquise à titre personnel.

Ils argumentent encore : Allah – exalté soit-Il – a fixé les demeures du Paradis selon les œuvres de ceux qui agissent de manière indépendante, tandis qu’Il élève les personnes rattachées à une famille au rang de leurs proches même si elles ne possèdent aucune œuvre, comme on l’a vu plus haut. De la même façon, les houris et les serviteurs partageront la station de leurs maîtres, sans disposer d’aucun acte, à la différence des êtres responsables, qui ne seront élevés qu’à la mesure de leurs œuvres.

Un autre groupe, dont al-Wâhidî, a proposé une troisième voie : comprendre le terme « descendance » comme englobant à la fois mineurs et majeurs ; l’adulte rejoint son père grâce à sa propre foi, tandis que le mineur le rejoint en vertu de la foi du père.

Ils font valoir que le mot dhurriyyah s’emploie pour le petit comme pour le grand, pour l’unique comme pour la multitude, pour le fils comme pour le père. Le Très-Haut dit ainsi : 36 : 41 : « Un signe pour eux est que Nous avons porté leur descendance dans l’arche chargée », c’est-à-dire leurs ancêtres. Quant au terme îmân (foi), il recouvre tout autant la foi de simple rattachement que la foi choisie et acquise. Que la foi puisse être dérivée du rattachement ressort, par exemple, de cette parole divine : 4 : 92 : « il devra affranchir un esclave croyant » ; si quelqu’un affranchissait un enfant, cela serait valable, preuve que la croyance peut être imputée à un mineur par la seule filiation.

قالوا: يدل على صحة هذا القول: أن البالغين لهم حكم أنفسهم في الثواب والعقاب، فإنهم مستقلون بأنفسهم، ليسوا تابعين للآباء في شيء من أحكام الدنيا، ولا أحكام الثواب والعقاب، لاستقلالهم بأنفسهم. ولو كان المراد بالذرية البالغين لكان أولاد الصحابة البالغون كلهم في درجة آبائهم، ولكان أولاد التابعين البالغون كلهم في درجة آبائهم، وهلم جرا إلى يوم القيامة. فيكون الآخرون في درجة السابقين. قالوا: ويدل عليه أيضا: أنه سبحانه جعلهم معهم تبعا في الدرجة. كما جعلهم تبعا معهم في الإيمان. ولو كانوا بالغين لم يكن إيمانهم تبعا، بل إيمان استقلال. قالوا: ويدل عليه أن الله سبحانه جعل المنازل في الجنة بحسب الأعمال. في حق المستقلين. وأما الأتباع فإن الله سبحانه يرفعهم إلى درجة أهليهم. وإن لم يكن لهم أعمال. كما تقدم. وأيضا فالحور العين والخدم في درجة أهليهم، وإن لم يكن لهم عمل، بخلاف المكلفين البالغين. فإنهم يرفعون إلى حيث بلغت بهم أعمالهم. وقالت فرقة، منهم الواحدي: الوجه أن تحمل الذرية على الصغار والكبار. لأن الكبير يتبع الأب بإيمان نفسه، والصغير يتبع الأب بإيمان الأب. قالوا: والذرية تقع على الصغير والكبير، والواحد والكثير، والإبن والأب، كما قال تعالى: ٣٦: ٤١ وَآيَةٌ لَهُمْ أَنَّا حَمَلْنا ذُرِّيَّتَهُمْ فِي الْفُلْكِ الْمَشْحُونِ أي آباءهم. والإيمان يقع على الإيمان التبعي وعلى الاختياري الكسبي. فمن وقوعه على التبعي قوله: ٤: ٩٢ فَتَحْرِيرُ رَقَبَةٍ مُؤْمِنَةٍ فلو أعتق صغيرا جاز.

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