la poussière ? Comme leur jugement est détestable !
Allah – exalté soit-Il – dit encore : 43:17 « Lorsque l’un d’eux reçoit l’annonce de ce qu’il attribue au Tout-Miséricordieux en parabole, son visage s’assombrit et il étouffe sa colère. »
De là vient qu’un interprète de rêves dit un jour à un homme qui lui rapportait : « J’ai vu en songe que mon visage était noir. » Il lui demanda : « As-tu une épouse enceinte ? » – « Oui », répondit l’homme. – « Elle te donnera donc une fille », conclut-il.
[Sourate ash-Shûrâ 42 : 52]
« De même, Nous t’avons révélé un esprit émanant de Notre ordre. Tu ne savais pas ce qu’est le Livre ni la foi ; mais Nous en avons fait une lumière par laquelle Nous guidons qui Nous voulons parmi Nos serviteurs, et certes, tu guides vers un chemin droit. »
On a avancé que le pronom de « Nous en avons fait » renvoie à l’« ordre » ; d’autres disent qu’il renvoie au « Livre » ; d’autres encore, à la « foi ».
L’avis correct est qu’il se rapporte à l’« esprit » : c’est-à-dire que ce que Nous t’avons révélé, Nous l’avons fait lumière. Il l’a nommé « esprit » parce qu’il apporte une vie heureuse, la science et la force ; Il l’a appelé « lumière » parce qu’il procure clarté et illumination – deux qualités indissociables. Partout où se trouve cette vie portée par cet esprit se trouvent aussi l’éclat et la lumière, et partout où l’éclat et la lumière se manifestent, la vie est présente.
Ainsi, celui dont le cœur ne reçoit pas cet esprit est mort et plongé dans l’obscurité, tout comme celui dont le corps est privé de l’esprit vital périt et se désagrège.
C’est pourquoi Allah – glorifié soit-Il – emploie les deux paraboles de l’eau et du feu : l’eau pour la vie qu’elle engendre, le feu pour la clarté et la lumière qu’il diffuse, comme Il l’a illustré au début de la sourate al-Baqarah.