« Il veut l’en empêcher. » Autrement dit : « Endurcis-le et appose-y un sceau, afin qu’il ne s’attendrisse pas et ne s’ouvre pas à la foi. »
Cela concorde avec ce que rapporte la Torah : Allah, exalté soit-Il, dit à Moïse : « Va trouver Pharaon, car Je vais endurcir son cœur ; il ne croira pas avant que Je manifeste Mes signes et Mes prodiges en Égypte. »
Ce resserrement et cette endurcissement procèdent de la parfaite justice du Seigneur, exalté soit-Il, à l’égard de Ses ennemis ; Il en a fait un châtiment pour leur mécréance et leur refus, tout comme Il les châtie par les calamités. C’est pourquoi cet acte est louable : beau et juste de Sa part, mais d’une laideur extrême de la leur ; chez Lui, c’est justice et sagesse, chez eux injustice et sottise.
Ainsi, le décret et la prédestination émanent d’un Juste, d’un Sage, du Riche, de l’Omniscient, qui place le bien et le mal à l’endroit le plus approprié pour chacun. Quant à la chose décrétée lorsqu’elle provient du serviteur, elle n’est qu’injustice, tyrannie et folie ; c’est l’acte d’un ignorant, d’un oppresseur et d’un insensé.