Sourate Ghâfir
Au nom d’Allah, le Tout-Miséricordieux, le Très-Miséricordieux,
[Ghâfir, 40 : 37] « …les voies des cieux, afin que je puisse observer le Dieu de Moïse ; pour ma part, je le tiens certes pour un menteur. » De même, la mauvaise action de Pharaon lui fut embellie, il fut détourné du chemin, et la ruse de Pharaon ne déboucha que sur la ruine. (37)
Les lecteurs de Koufa ont récité wa ṣudda, à la forme passive, en parallèle avec zuyyina, tandis que les autres lisent wa ṣadda, avec un ṣād ouvert. Deux compréhensions sont possibles :
- il se détourna lui-même (intransitif) ;
- il détourna et empêcha autrui (transitif).
Ces deux lectures, tout comme les deux sens, ne se contredisent nullement.
Concernant l’endurcissement du cœur, on lit dans la parole du Très-Haut [Yûnus, 10 : 88-89] : « Moïse dit : “Seigneur ! Tu as donné à Pharaon et à ses notables faste et richesses ici-bas, Seigneur ! afin qu’ils égarent (les hommes) loin de Ton chemin. Seigneur, anéantis leurs biens et endurcis leurs cœurs : qu’ils ne croient point jusqu’à ce qu’ils voient le châtiment douloureux.” Il répondit : “Votre supplication est exaucée. Restez donc fermes.” »
Cet endurcissement du cœur équivaut donc au refus et à l’obstruction, c’est pourquoi Ibn ʿAbbâs a dit :