Sourate az-Zumar
Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux
[39 : 29]
« Allah propose en parabole un homme appartenant à plusieurs associés querelleurs et un homme entièrement dévoué à un seul maître : ces deux situations sont-elles comparables ? Louange à Allah ! Mais la plupart d’entre eux ne savent pas. »
Il s’agit d’une parabole qu’Allah – exalté soit-Il – avance pour illustrer le polythéiste et le monothéiste. Le polythéiste est comparable à un esclave possédé par plusieurs maîtres qui se disputent et s’opposent les uns aux autres.
Le terme « rachîks » (au singulier : shaks) désigne une personne à l’humeur revêche. Ainsi, parce que le polythéiste rend un culte à une pluralité de divinités, il est assimilé à un esclave dont plusieurs propriétaires rivalisent pour qu’il les serve, de sorte qu’il lui est impossible de satisfaire tout le monde.
Quant au monothéiste, qui n’adore qu’Allah seul, il ressemble à un esclave appartenant à un unique maître ; il lui est entièrement acquis, connaît ses desseins et sait comment gagner son agrément. Il jouit donc de la tranquillité, à l’abri des rivalités des co-propriétaires. Son maître, plein de bonté, de miséricorde et de sollicitude, prend soin de lui et veille à ses intérêts. Ces deux esclaves sont-ils comparables ?
Voilà l’une des paraboles les plus saisissantes : l’esclave exclusivement dévoué à un seul maître mérite de la part de celui-ci une aide, une bienfaisance, une attention et un souci de ses affaires que ne saurait recevoir celui qui appartient à des maîtres querelleurs. Louange à Allah ! Mais la plupart d’entre eux ne savent pas.