leurs mains furent enchaînées jusqu’aux cous, les carcans leur remontèrent jusqu’aux mentons et leurs têtes se dressèrent, à l’image des chameaux qui relèvent la tête. Fin de citation.
Si l’on demande : « Quel est donc le lien entre cette comparaison et l’emprisonnement du cœur, tenu à l’écart de la guidée et de la foi ? » — la réponse la plus claire et la plus pertinente est la suivante.
Lorsqu’un carcan enserre le cou et que les mains y sont ramenées, il interdit à ces mains tout mouvement, toute prise. S’il est en outre si large qu’il emplit le cou et atteint le menton, il empêche la tête de s’incliner ; l’homme reste la tête raidie, incapable du moindre geste. Allah a confirmé cet état de blocage et de captivité par Sa parole :
(36 : 9) « Nous avons placé devant eux une barrière et derrière eux une autre ; Nous les avons couverts d’un voile, si bien qu’ils ne voient rien. »
Ibn ʿAbbâs dit : « Allah les a détournés de la guidée, ainsi qu’Il l’avait décidé dans Sa science ; la barrière qu’Il a mise devant eux et derrière eux a bouché la route de la guidée. »
Ainsi, le Très-Haut mentionne les obstacles par lesquels Il les prive de la foi, en guise de châtiment, et Il les illustre par la comparaison la plus frappante : le Jour où de larges carcans atteignant les mentons seront passés à leur cou, où leurs mains y seront attachées, où ils seront enfermés entre deux murailles qu’ils ne pourront franchir, et où leur vue sera obscurcie de sorte qu’ils ne verront rien.
Si tu considères la condition de l’impie qui, après avoir reconnu et compris la vérité, la renie, la rejette et lui déclare la guerre la plus acharnée, tu verras que cette parabole s’applique à lui de la manière la plus exacte : on l’a empêché d’accéder à la foi, tout comme le prisonnier enserré dans son carcan est privé de tout mouvement. Et c’est d’Allah que l’on implore le secours.