Ibn Zayd a dit : « “ La corruption est apparue sur la terre et sur la mer ” : il s’agit des péchés. »
Je dis pour ma part : il voulait signifier que le péché est la cause de la corruption qui s’est manifestée, et que cette corruption n’est autre que les péchés eux-mêmes ; ainsi, la particule lâm dans l’énoncé divin : « afin qu’Il leur fasse goûter une partie de ce qu’ils ont œuvré » marque à la fois la conséquence et la causalité.
Selon la première interprétation, la corruption désigne le déficit, le mal et les souffrances qu’Allah fait advenir sur terre en raison des désobéissances des hommes : chaque fois qu’ils commettent un péché, Allah leur inflige une peine. Comme l’ont dit certains Anciens : « Chaque fois que vous introduisez un péché, Allah suscite contre vous, par Sa souveraineté, une sanction. »
Il semble — et Allah sait mieux — que la corruption visée englobe à la fois les péchés et ce qu’ils appellent comme conséquences.
La parole du Très-Haut : « afin qu’Il leur fasse goûter une partie de ce qu’ils ont œuvré » le confirme : voilà bien notre état permanent. Allah ne nous fait goûter qu’une part infime de nos actes ; s’Il nous en faisait goûter la totalité, Il ne laisserait sur la surface de la terre aucun être vivant.