Voici donc quatre passages du Coran qui établissent clairement que quiconque se choisit, en dehors d’Allah, un protecteur dont il espère tirer puissance, orgueil et assurance, ne récolte en définitive que l’inverse de ce qu’il recherchait.
Le Coran contient bien d’autres exemples encore, parmi les paraboles les plus éloquentes pour démontrer la fausseté du polythéisme, la perte qui frappe celui qui s’y adonne et l’échec de ses ambitions.
On pourrait objecter : « Ils savent pourtant que la demeure la plus fragile est celle de l’araignée ; comment donc le verset peut-il leur dénier cette connaissance en disant : “s’ils savaient” ? »
La réponse est que, loin de nier qu’ils sachent la fragilité de la toile de l’araignée, Allah – exalté soit-Il – nie plutôt qu’ils aient compris que le fait de prendre des défunts pour alliés en dehors de Lui ressemble à l’araignée qui se construit une maison. S’ils l’avaient su, ils ne s’y seraient jamais risqués. Ils ont cru au contraire que ces alliés leur procureraient honneur et pouvoir, alors que la réalité dément complètement cette illusion.
Sourate de l’Araignée (29), verset 45
« Récite ce qui t’a été révélé du Livre et accomplis la prière ; la prière, certes, éloigne de la turpitude et du blâmable, et l’évocation d’Allah est assurément plus grande encore. Allah sait parfaitement ce que vous faites. » 45
On a dit : le sens est que, durant la prière, vous évoquez Allah et Lui vous rappelle ; or le fait qu’Allah – Très-Haut – Se souvienne de vous est plus grand que le souvenir que vous avez de Lui. Cette explication est rapportée d’Ibn ʿAbbâs, Salmân, Abû d-Dardâʾ et Ibn Masʿûd – qu’Allah les agrée.
Ibn Abî d-Dunyâ rapporte, par la chaîne qui va de Fudayl ibn Marzûq à ʿAṭiyya, que l’expression « et l’évocation d’Allah est plus grande » renvoie à la parole divine (2 : 152) : « Rappelez-vous de Moi, Je Me souviendrai de vous. » Autrement dit, le souvenir qu’Allah a de vous est plus grand que celui que vous avez de Lui.
Ibn Zayd et Qatâda commentent : « L’évocation d’Allah est plus grande que toute chose. »
On demanda à Salmân : « Quelle est la meilleure des œuvres ? » Il répondit : « Ne lis-tu pas le Coran ? “Et l’évocation d’Allah est plus grande.” »
Dans le même sens va le hadith d’Abû d-Dardâʾ : « Voulez-vous que je vous indique la meilleure de vos œuvres, la plus pure aux yeux de votre Souverain, meilleure pour vous que de dépenser or et argent… », etc.