[25:45] « Ne vois-tu pas ton Seigneur – comment Il a déployé l’ombre ? S’Il l’avait voulu, Il l’aurait rendue immobile ; puis Nous avons placé le soleil pour qu’il lui serve de guide. »
Le Très-Haut nous informe qu’Il a étendu l’ombre et l’a déployée, qu’Il l’a voulue mobile, suivant le mouvement du soleil ; or, s’Il l’avait voulu, Il l’aurait maintenue inerte, soit en figeant ce qui la produit et en constitue l’indice, soit par tout autre moyen.
[25:46] « Puis Nous la retirons vers Nous, par un retrait progressif et aisé. »
Il précise ensuite qu’après l’avoir étendue, Il la retire peu à peu, par degrés, sans la supprimer d’un seul coup.
Voilà donc l’un de Ses plus grands signes, attestant l’immensité de Sa puissance et la perfection de Sa sagesse.
Le Très-Glorieux convie ainsi l’homme à contempler Son œuvre, Sa puissance et Sa sagesse, ne serait-ce que dans cet unique élément de Sa création. Si notre Seigneur l’avait voulu, Il aurait fait adhérer l’ombre au pied même de ce dont elle émane – montagne, édifice, arbre ou autre – et ses bénéficiaires n’en auraient tiré aucun profit ; car toute l’utilité de l’ombre tient à son extension, à son déploiement et à son passage d’un lieu à l’autre.
Dans son allongement, puis dans son retrait graduel, résident des avantages et des bienfaits innombrables, manifestes à tous. Si l’ombre demeurait fixe en permanence, ou si elle disparaissait d’un seul coup, les activités et les intérêts du monde seraient paralysés, aussi bien par elle que par le soleil. Que l’ombre s’allonge puis se contracte pas à pas est indispensable au mouvement solaire tel qu’Allah l’a mesuré pour assurer les besoins de l’univers.
Du fait que le soleil sert de repère aux ombres, l’on détermine les heures des prières obligatoires, le temps déjà écoulé de la journée et ce qu’il en reste.
Par le mouvement et la translation de l’ombre, la chaleur du soleil est tempérée, au bénéfice des animaux, des arbres et des plantes ; elle fait ainsi partie des signes qui attestent Sa majesté.
Le verset revêt encore une autre lecture : le Sublime a étendu l’ombre lorsque, ayant édifié le ciel tel une coupole, Il étala la terre au-dessous ; la voûte céleste projeta alors son ombre sur elle. S’Il l’avait voulu