— opposées à la lumière — sont comparables aux deux paraboles que Dieu a proposées au sujet des hypocrites et des croyants : la parabole de l’eau et celle du feu. Il a réservé aux croyants la part de la vie et de la clarté, et aux hypocrites la part de l’obscurité contraire à la lumière et de la mort contraire à la vie. Il en va de même, dans ces deux images, pour les mécréants : de l’eau ils ne tirent qu’un mirage qui abuse le regard sans aucune réalité, et leur lot se réduit à des ténèbres superposées.
Cette présentation peut désigner la situation de chaque faction parmi les impies ; en se détournant de la Révélation, ils se sont privés de la source de la vie et de l’éclat, de sorte que les deux paraboles ne seraient que deux attributs d’un même sujet.
On peut également y voir une diversification des états des mécréants : les gens de la première parabole sont ceux qui agissent sans science ni clairvoyance, dans l’ignorance, tout en nourrissant une bonne opinion de leurs ancêtres, si bien qu’ils s’imaginent accomplir le bien.
Quant aux gens de la seconde parabole, ce sont ceux qui préfèrent l’égarement à la guidée, le faux à la vérité ; ils se sont aveuglés après avoir vu la lumière, puis l’ont reniée après l’avoir reconnue. Tel est l’état de ceux qui ont encouru la colère, tandis que le premier correspond aux égarés.
La condition de ces deux groupes contraste avec celle des favorisés, évoqués dans la parole du Très-Haut : « Allah est la Lumière des cieux et de la terre. La parabole de Sa lumière est celle d’une niche où se trouve une lampe… » jusqu’à Sa parole : « afin qu’Allah les récompense du meilleur de ce qu’ils ont accompli et leur accorde, de par Sa grâce, un surcroît ; et Allah attribue Ses dons sans compter à qui Il veut. »
Ces versets réunissent donc la description des trois catégories suivantes : ceux comblés de bienfaits — les gens de la lumière —, les égarés — les gens du mirage —, et ceux qui ont encouru la colère — les gens des ténèbres accumulées. Allah est plus savant.
La première des deux paraboles vise ainsi les partisans de l’action vaine, dépourvue d’utilité ;
la seconde s’adresse à ceux qui possèdent une science inutile et des croyances fallacieuses,