Voici donc l’analyse définitive à son sujet.
L’essentiel est que l’expression divine : « lam yakad yarâ-hâ » (« il n’en perçoit presque rien ») peut signifier qu’en raison de l’obscurité profonde il n’approche même pas la vision – et c’est l’explication la plus évidente. Or, s’il n’en approche même pas la vision, comment pourrait-il la voir ?
Dhû ar-Rumma a dit :
« Lorsque la distance a séparé les amants, à peine
le germe du désir pour Mayya s’éloigne-t-il. »
Autrement dit : il n’approche même pas de la disparition ; or la disparition, c’est le départ. Comment, dès lors, disparaîtrait-elle ?
Le Très-Haut a donc, en premier lieu, comparé leurs œuvres – parce qu’elles ne leur procurent aucun avantage et ne leur valent que du tort – à un mirage trompeur qui, de loin, abuse celui qui le regarde ; quand il s’en approche, il y trouve l’exact opposé de ce qu’il espérait et désirait.
Il les a, en second lieu, assimilées, dans leur obscurité et leur noirceur – puisqu’elles sont vaines et privées de la lumière de la foi – à des ténèbres superposées, au cœur d’un océan profond aux vagues déchaînées, surplombé de nuages.
Quelle parabole admirable, et combien elle correspond parfaitement à la situation des gens de l’innovation et de l’égarement, ainsi qu’à celle de quiconque adore Allah autrement que selon ce qu’Il a envoyé avec Son Messager, délaissant pour cela Son Livre !
Cette analogie vise donc, de manière directe et explicite, leurs œuvres dénuées de valeur, et – par implication – leurs sciences et croyances corrompues.
Chacun des deux tableaux, le mirage et les ténèbres, constitue à lui seul une parabole pour l’ensemble de leurs connaissances et de leurs actes : un mirage sans réalité, des ténèbres sans lumière.
C’est l’exact contraire de la parabole des actes et des connaissances du croyant, que celui-ci reçoit de la niche de la prophétie :
– pareils à la pluie qui rend vie aux terres et aux gens ;
– pareils à la lumière dont profitent les habitants d’ici-bas comme de l’au-delà.
C’est pourquoi le Très-Haut répète ces deux exemples, en divers endroits du Coran, à propos de Ses alliés et de Ses ennemis.