où se trouve une lampe. Cette lampe est enchâssée dans un globe de verre, semblable à un astre étincelant par sa limpidité et sa beauté, et elle est alimentée par la plus pure et la plus parfaite des huiles : l’huile d’un arbre planté au centre d’un vaste terrain découvert, ni oriental ni occidental, si bien que le soleil l’atteint aussi bien d’un côté de l’horizon que de l’autre. Mieux encore, placé au cœur de cet espace, protégé par ses lisières, il reçoit du soleil la plus juste des irradiations, tandis que les fléaux frappent les bordures, non le centre. Par la force de son éclat, par sa limpidité et sa splendeur, son huile est sur le point d’illuminer sans qu’aucun feu ne la touche. Cet ensemble ainsi composé représente la lumière d’Allah — exalté soit-Il — telle qu’Il la décrit dans le cœur de Son serviteur croyant et qu’Il lui réserve.
La seconde approche est celle du parallèle détaillé. On a ainsi dit : la niche figure la poitrine du croyant ; le globe de verre, son cœur — cœur comparé au verre pour sa finesse, sa transparence et sa solidité.
Le cœur du croyant réunit en effet ces trois qualités : par sa délicatesse, il fait preuve de miséricorde, de bienfaisance, de tendresse et de sollicitude envers les créatures ; par sa limpidité, les réalités et les sciences s’y reflètent telles qu’elles sont, et il repousse la turbidité, la souillure et la saleté à proportion de cette pureté ; par sa fermeté, il se montre résolu dans l’obéissance à Allah, intransigeant pour Sa cause, rude envers les ennemis d’Allah et se dresse pour la vérité en faveur d’Allah.
Allah — exalté soit-Il — a fait des cœurs des récipients, comme l’a dit l’un des pieux prédécesseurs : « Les cœurs sont les récipients d’Allah sur Sa terre ; le plus aimé d’entre eux auprès d’Allah est le plus tendre, le plus ferme et le plus pur. » La lampe représente la lumière de la foi dans ce cœur ; l’arbre béni est l’arbre de la Révélation, porteuse de la bonne direction et de la religion de vérité : c’est la substance même dont la lampe se nourrit.
« Lumière sur lumière » : c’est la lumière de la nature saine et de la juste perception unie à la lumière de la Révélation et du Livre. La première vient se greffer à la seconde, et le serviteur gagne ainsi lumière sur lumière. Il est donc sur le point d’énoncer la vérité et la sagesse avant même d’entendre le hadith ; puis le hadith lui parvient conforme à ce que son cœur avait conçu et formulé. Chez lui, témoignages de la raison et de la Loi, de la nature innée et de la Révélation concordent ; sa raison, sa nature et son goût spirituel lui montrent que ce qu’a apporté le Messager — paix et salut sur lui — est la vérité. Jamais la raison n’entre en conflit avec la transmission ; au contraire, elles se confirment et se corroborent mutuellement. Tel est le signe de la lumière sur la lumière — à l’opposé de celui dont le cœur