On s’est interrogé sur l’antécédent du pronom dans l’expression « Sa lumière ». Certains ont dit : il désigne le Prophète — paix et salut sur lui —, c’est-à-dire : « la parabole de la lumière de Muhammad ». D’autres ont soutenu qu’il renvoie au croyant : « la parabole de la lumière du croyant ».
L’opinion juste est qu’il se rapporte à Allah — exalté soit-Il. Le sens devient alors : « la parabole de la lumière d’Allah dans le cœur de Son serviteur », et celui qui, parmi Ses serviteurs, reçoit la part la plus complète de cette lumière est Son Messager — paix et salut sur lui.
Ainsi, tout en revenant à Allah — ce qui constitue le sens premier de la phrase —, le pronom englobe en réalité les trois lectures mentionnées ; il s’agit donc de la formulation la plus riche, tant par le mot que par le sens.
Cette lumière est attribuée à Allah, car c’est Lui qui la confère à Son serviteur et la lui accorde ; mais elle est aussi attribuée au serviteur, car il en est le réceptacle et l’accueillant. Elle s’attribue donc à l’Agent comme au récepteur. Or cette lumière possède un agent, un récepteur, un lieu, un porteur et une matière.
Le verset mentionne chacun de ces éléments en détail. L’agent : Allah, dispensateur des lumières, Celui qui guide vers Sa lumière qui Il veut. Le récepteur : le serviteur croyant. Le lieu : son cœur. Le porteur : sa résolution, sa détermination et sa volonté. La matière : ses paroles et ses actes.
Le splendide parallèle contenu dans ce verset recèle des secrets, des significations et la pleine manifestation du bienfait qu’Il accorde à Son serviteur croyant par cette lumière : un bienfait que savourent les regards de ceux qui en sont dotés et qui réjouit leurs cœurs.
Les spécialistes de la rhétorique voient, dans ce parallèle, deux approches.
La première est celle du « parallèle composé », plus aisée à saisir et préservée de toute affectation : on assimile la description entière à la lumière du croyant, sans détailler chaque élément du comparant ni l’apparier à telle ou telle partie du comparé. C’est la voie suivie par la plupart des paraboles coraniques.
Considère donc la description de la niche — une ouverture conçue pour mieux concentrer la lumière —, laquelle a été placée