Que l’homme avisé médite donc ce verset majestueux et l’excellence de son adéquation à ces nobles significations : Dieu y fait mention de Sa lumière dans les cieux et sur la terre, et de Sa lumière dans le cœur de Ses serviteurs croyants ; il s’agit, d’une part, de la lumière intelligible, perçue par les intelligences et les cœurs, et, d’autre part, de la lumière sensible, discernée par les regards, celle-là même qui a illuminé les confins du monde d’en haut comme d’en bas. Ce sont donc deux lumières immenses, dont l’une l’emporte sur l’autre.
De même que, lorsqu’une de ces deux lumières vient à manquer en un lieu, ni l’homme ni aucune autre créature n’y peuvent vivre – car la vie animale n’existe que là où règne la lumière, et les régions d’obscurité que n’irradie aucun rayon n’abritent aucune vie –, de même une communauté dépourvue de la lumière de la Révélation et de la foi est irrémédiablement morte, et un cœur privé de cette lumière est voué à la mort, absolument privé de vie, tout comme l’animal ne subsiste pas dans un endroit sans lumière.
24:35 « Dieu est la Lumière des cieux et de la terre. L’exemple de Sa lumière est celui d’une niche où se trouve une lampe ; la lampe est enchâssée dans un cristal, et le cristal ressemble à un astre étincelant ; elle est allumée à l’huile d’un arbre béni, un olivier ni oriental ni occidental, dont l’huile est prête à briller, même si aucun feu ne la touche. Lumière sur lumière ! Dieu guide vers Sa lumière qui Il veut. Dieu propose des paraboles aux hommes. Et Dieu est savant de toute chose. »
Le verset : « Dieu est la Lumière des cieux et de la terre » a été interprété comme signifiant qu’Il est Celui qui illumine les cieux et la terre et qu’Il est le Guide des habitants des cieux et de la terre ; c’est par Sa lumière que ceux-ci ont reçu la bonne direction.
Il s’agit là de Son acte ; quant à la Lumière qui fait partie de Ses attributs, elle subsiste en Lui-même. De cette Lumière dérive pour Lui le Nom an-Nūr (la Lumière), l’un de Ses plus beaux Noms.
La lumière se rattache à Lui – exalté soit-Il – de deux manières : soit comme attribut rapporté à son porteur, soit comme effet rapporté à Celui qui le produit.