Il a donc employé, pour al-murḍiʿa, la marque féminine (tāʾ marbūṭa) qui atteste la réalité de l’allaitement, et non la simple disposition à l’accomplir.
Quant à la femme enceinte, il a recouru à l’expression qui souligne la présence effective de la grossesse et son aptitude à l’accouchement.
Allah est plus savant.
[Coran, 22 : 30-31]
« Voilà (le commandement). Quiconque magnifie les interdits sacrés d’Allah, cela lui est meilleur auprès de son Seigneur. Le bétail vous a été rendu licite, à l’exception de ce qui vous est récité ; écartez-vous donc de la souillure des idoles et évitez la parole mensongère. [30] Demeurez entièrement voués à Allah, sans rien Lui associer. Celui qui associe à Allah, c’est comme s’il tombait du ciel : les oiseaux viendraient le happer ou le vent le précipiterait en un lieu lointain. » [31]
Médite cette parabole et la parfaite adéquation qu’elle entretient avec l’état de celui qui associe à Allah et s’attache à un autre que Lui.
À propos de cette comparaison, deux approches s’offrent à toi :
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La considérer comme une image globale (comparaison composite). L’homme qui associe à Allah et adore un autre que Lui est alors assimilé à quelqu’un qui s’expose à une ruine sans espoir de salut. On décrit sa condition comme celle d’un homme tombé du ciel, happé par les oiseaux qui déchiquettent son corps dans leurs gosiers, ou emporté par un vent violent qui le projette dans quelque lieu reculé. Dans cette lecture, il n’est pas nécessaire d’examiner chaque détail de l’image et son répondant dans la réalité.
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La voir comme une comparaison détaillée, où chaque élément de l’image correspond à un élément du signifié. Ainsi, la foi et l’unicité — par leur hauteur, leur amplitude et leur noblesse — sont comparées au ciel, lieu de leur ascension et de leur descente : elles viennent de là vers la terre et y retournent. Celui qui abandonne la foi et l’unicité est comparé à l’homme qui chute du ciel jusqu’aux plus bas degrés, symbole de l’étroitesse extrême et des tourments accumulés. Les oiseaux qui lui arrachent les membres figurent les démons qu’Allah lance contre lui ; ils le harcèlent, l’agitent et le poussent vers sa perdition. Chaque démon emporte un lambeau de sa religion et de son cœur, tout comme chaque oiseau prélève une part de sa chair. Enfin, le vent qui le précipite dans un lieu lointain représente la passion qui l’emporte.