Sourate al-Hajj
Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux
[Coran, 22 : 1]
« Ô vous les gens ! Craignez votre Seigneur ; le séisme de l’Heure est certes une chose redoutable. »
Le terme al-murḍiʿ désigne la femme qui possède un enfant qu’elle allaite, tandis qu’al-murḍiʿa renvoie à celle qui a déjà placé son sein dans la bouche du nourrisson.
Dans cette optique, la parole du Très-Haut : « Le jour où vous la verrez, toute murḍiʿa sera saisie de stupeur au point d’oublier celui qu’elle allaitait » est plus éloquente, ici, que si le mot murḍiʿ avait été employé. En effet, une femme peut se désintéresser de son bébé lorsqu’il n’est pas directement en train de téter. Mais lorsqu’il a saisi le sein et qu’elle est absorbée par l’allaitement, elle ne s’en détourne que pour quelque chose qu’elle juge plus grave encore que cette occupation.
Réfléchis, qu’Allah te fasse miséricorde, à la finesse merveilleuse qui fait que le Seigneur a délaissé l’expression « toute ḥāmil » (femme enceinte) pour dire : « celle qui porte une grossesse » (dhât ḥaml). En effet, ḥāmil peut s’appliquer à une femme prête à concevoir ou encore au tout début de sa grossesse, tandis que dhât ḥaml ne s’emploie que pour celle dont la grossesse est déjà apparente et prête à aboutir à l’accouchement — qu’il s’agisse d’un enfant viable ou d’un fœtus expulsé avant terme — tout comme on dit : dhât walad, « celle qui a un enfant ».