— « Tel est ce que Nous te récitons, [faisant partie] des signes et du Rappel plein de sagesse. » (3 : 58)
— (68 : 52) « Il n’est rien d’autre qu’un rappel pour l’univers. »
— (41 : 41) « Ceux qui ont renié le Rappel lorsqu’il leur est parvenu — alors qu’il est, certes, un Livre puissant… »
— (36 : 11) « Tu ne peux avertir que celui qui suit le Rappel et craint le Tout-Miséricordieux dans l’invisible. »
Et bien d’autres versets vont dans le même sens.
Ainsi, l’annexion du terme « rappel » fonctionne comme l’annexion des noms invariables : elle sert à relier l’agent à son objet, sans viser la forme verbale proprement dite.
On en trouve un parallèle dans l’annexion d’un nom d’agent ; par exemple : (40 : 3) « Celui qui pardonne le péché, accepte le repentir, rigoureux dans le châtiment… ». Ici encore, l’intention n’est pas de décrire une action renouvelée, mais un attribut permanent. C’est pourquoi ces formules apparaissent comme des qualificatifs accolés au plus célèbre des noms — Allah — dans Sa parole : (145 : 2-3) « La révélation du Livre vient d’Allah, le Tout-Puissant, l’Omniscient, Celui qui pardonne le péché, accepte le repentir, est sévère dans le châtiment, Détenteur de largesses. Nulle divinité hormis Lui ; vers Lui est le retour. »
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À propos de la parole du Très-Haut : (20 : 124) « … il mènera certes une existence étroite », plusieurs savants des premières générations l’ont expliquée comme désignant le châtiment de la tombe, faisant de ce verset l’une des preuves de la réalité de ce supplice. C’est pourquoi Il dit aussitôt : « Nous le ressusciterons aveugle le Jour de la Résurrection. » Il dira : « Seigneur ! Pourquoi m’as-Tu ressuscité aveugle quand jadis je voyais ? » Il dira : « De même que Nos signes te sont parvenus et que tu les as oubliés, de même aujourd’hui tu es oublié. »
Autrement dit : tu seras abandonné au châtiment, de même que tu as délaissé la mise en pratique de Nos signes. Le texte mentionne donc à la fois le tourment du barzakh et celui de la demeure de perdition.
Un passage analogue concerne les gens de Pharaon : (40 : 46) « Le Feu, auquel ils sont exposés matin et soir » — cela vise le barzakh —, puis : (40 : 46) « Et le jour où l’Heure surviendra : “Faites entrer la famille de Pharaon au plus dur du châtiment.” » — ceci se rapporte à la résurrection ultime.
On peut rapprocher enfin cette parole : (6 : 93) « Si tu pouvais voir les injustes, lorsqu’ils sont aux affres de la mort… ».