(20 : 118) « Il t’est assuré de n’y ressentir ni la faim ni la nudité
(20 : 119) et de n’y subir ni la soif ni l’ardeur du soleil. »
Réfléchis à la façon dont le verset associe la faim à la nudité et la soif à l’ardeur du soleil.
Celui qui se contente de la forme pourrait croire que la faim s’oppose à la soif et la nudité à l’ardeur du soleil ;
mais quiconque pénètre la contrée de la compréhension accordée par Allah discerne ici l’éloquence et la majesté suprêmes : la faim est une douleur interne, la nudité une douleur externe ; elles se répondent donc parfaitement. Il en va de même pour la soif, qui provoque une chaleur intérieure, et l’ardeur du soleil, qui engendre une chaleur extérieure. Le verset affirme ainsi la négation de tous les maux, intérieurs comme extérieurs.
(20 : 124) « Quant à celui qui se détourne de Mon rappel, il mènera certes une existence étroite, et Nous le ressusciterons aveugle le Jour de la Résurrection. »
Après avoir exposé — gloire à Lui — la situation de celui qui suit Sa guidance, et la vie aisée et agréable qui l’attend ici-bas et dans l’au-delà, Allah décrit l’état de celui qui se détourne de cette guidance :
« Quant à celui qui se détourne de Mon rappel, il mènera certes une existence étroite. » Autrement dit : de ce rappel que J’ai fait descendre. Ici, le terme « rappel » est un nom verbal rattaché à l’agent, comme dans « mon lever », « ma lecture », et non au complément ; il ne signifie donc pas « quiconque se détourne de Me rappeler ». Ce sens n’est qu’une conséquence implicite, que nous préciserons plus loin.
Mieux encore, on peut dire que le mot « rappel » est ici annexé à la manière des noms, non à la manière des verbes et de leurs compléments.
Le sens est donc : quiconque se détourne de Mon Livre et ne le suit pas. Le Coran, en effet, est appelé « rappel », comme Il dit : 21 : 50 « Et ceci est un rappel béni que Nous avons fait descendre », et encore : 3 : 58