Sourate al-Kahf
Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.
[Al-Kahf (18) : 28]
« Endure en demeurant avec ceux qui invoquent leur Seigneur matin et soir, recherchant Sa Face. Ne détourne pas ton regard d’eux par désir des attraits de la vie d’ici-bas ; n’obéis pas non plus à celui dont Nous avons rendu le cœur insouciant à Notre rappel, qui suit ses passions et dont la conduite est outrancière. »
Lorsqu’un serviteur veut prendre un homme pour modèle, qu’il s’interroge d’abord : appartient-il aux gens du rappel ou aux insouciants ? Et ce qui le gouverne est-ce la passion ou la Révélation ? Si c’est la passion qui le dirige et qu’il fait partie des distraits, son affaire est vouée à l’échec.
Le terme « furuṭ » a été expliqué comme la négligence : l’affaire qu’il devrait observer, celle dont dépendent sa droiture et son salut, est perdue, il l’a compromise. Il a aussi été compris comme l’excès, c’est-à-dire qu’il s’est livré à une démesure menant à la ruine. D’autres l’ont interprété comme l’opposition à la vérité. Toutes ces explications se recoupent.
En somme, Allah — exalté soit-Il — interdit d’obéir à quiconque réunit ces traits. Il convient donc à chacun de considérer le maître qu’il suit, son exemple et son guide : s’il le trouve ainsi, qu’il s’en écarte ; s’il le trouve, au contraire, parmi ceux que domine le rappel d’Allah — glorifié soit-Il — et l’adhésion