Sourate an-Nahl
Au nom d’Allah, le Tout-Miséricordieux, le Très-Miséricordieux.
(Sourate an-Nahl, 16 : 75-76)
75. Allah propose l’exemple d’un esclave totalement possédé, dépourvu de tout pouvoir, et d’un homme à qui Nous avons accordé de Notre part une subsistance généreuse, dont il dépense secrètement comme publiquement. Sont-ils donc égaux ? Louange à Allah ! Mais la plupart d’entre eux ne savent pas.
76. Allah avance encore l’exemple de deux hommes : l’un est muet, incapable de rien, fardeau pour son maître ; où qu’on l’envoie, il ne revient avec aucun bien. Cet homme est-il comparable à celui qui ordonne la justice et suit une voie droite ?
Ces deux paraboles renferment chacune un raisonnement par analogie inversée : la négation d’un jugement découle de la négation de sa cause et de son motif.
En effet, l’analogie (qiyâs) se divise en deux catégories :
- l’analogie directe, qui implique d’établir le même jugement pour le cas dérivé lorsque la cause constatée dans le cas originel s’y retrouve ;
- l’analogie inverse, qui conduit à refuser le jugement pour le cas dérivé du fait de l’absence de la cause qui le fonde.
La première parabole qu’Allah, glorifié soit-Il, a frappée concerne Sa propre réalité et celle des idoles. Allah est le Maître de toute chose ; Il pourvoit comme Il l’entend à Ses serviteurs, en secret comme au grand jour, de nuit comme de jour. Sa Main est toujours pleine ; Ses largesses nocturnes et diurnes ne l’épuisent jamais. Quant aux idoles, elles sont la propriété même de leurs adorateurs.